Le cessez-le-feu de 72 heures conclu lundi entre les belligérants a été partiellement respecté mardi. Pour le journaliste suisse Etonam Ahianyo, connaisseur de l’Afrique, si cette trêve a pu être mise sur pied pour évacuer les Occidentaux, il « doit être possible d’obtenir une accalmie de plus longue durée »
Les pays étrangers accélèrent les efforts pour évacuer leurs ressortissants du Soudan, dix jours après le début des combats. Le cessez-le-feu de 72 heures conclu lundi entre les belligérants sous l'égide des États-Unis a été partiellement respecté à Khartoum. L'armée a visé mardi les positions des paramilitaires avec ses avions dans les banlieues de Khartoum. Les paramilitaires ont répondu par des rafales de mitrailleuse lourde, selon des témoins. Le journaliste suisse Etonam Ahianyo a été correspondant en Afrique de l’Ouest pour plusieurs médias internationaux. Il a indiqué mercredi dans La Matinale que si une trêve a pu être négociée par les États-Unis pour évacuer les Occidentaux, il « doit être possible d’obtenir une accalmie de plus longue durée ». Il craint pour les civils soudanais qui n’ont, eux, pas de protection consulaire. Le groupe Wagner, dont il est question en Ukraine, pourrait également être présent au Soudan, selon les États-Unis. Si cela est avéré, « il faut éviter que l’Afrique ne devienne un champ de bataille d’une guerre par procuration entre la Russie et les Occidentaux ». Car, s’ils arment chacun un camp, « on risque de se retrouver dans une situation similaire à celle de la Libye, où après la guerre les armes fournies ont contribué à alimenter des organisations terroristes » /sma









