L’ancien stand de tir des Fourches à St-Blaise pourrait potentiellement polluer les eaux souterraines. Ce n’est pas le cas en ce moment, mais une étude est menée pour permettre à l’Etat de prendre les bonnes décisions en matière d’assainissement
Sur les traces de la pollution dans les eaux souterraines de St-Blaise… Mandatée par le Service cantonal de l’énergie et de l’environnement, l’entreprise Prona Romandie, basée à Yverdon-les-Bains, mène ces jours une étude hydrogéologique autour du secteur des Fourches.
Désaffecté depuis 2011, l’ancien stand de tir à 300 mètres renferme une pollution en sous-sol, comme la plupart des installations de ce genre. La question, c’est de savoir si les substances nocives pourraient potentiellement se propager aux eaux souterraines. En fonction de la réponse, l’Etat va pouvoir déterminer dans quelle proportion le site devra être assaini.
Comprendre pour mieux décider
Responsable de ce dossier, l’hydrogéologue François Gainon est ingénieur en sites pollués au Service de l’énergie et de l’environnement. Il relève que ces produits, plomb et antimoine, ne sont pas actuellement présents dans les eaux souterraines de St-Blaise. Mais comprendre le trajet souterrain de ces dernières devrait permettre de prendre les bonnes décisions.
« Les activités de tir génèrent des pollutions »
Il y environ 70 installations de tir dans le canton de Neuchâtel. Une dizaine d'entre elles doivent être dépolluéees en se basant sur un modèle similaire à celui du site des Fourches. A chaque fois, comme le réclame la loi, le but est d’assainir les lieux de manière proportionnée, en neutralisant la source de pollution, mais sans entreprendre des travaux pharaoniques. Le gain environnemental obtenu doit être mis en perspective avec l’investissement consenti.
Une couleur inoffensive
En ce qui concerne l'étude, mardi, trois produits traceurs vont être injectés à partir des Fourches. L’eau dans le secteur pourrait être temporairement colorée, mais elle n’aura rien de nocif pour les humains ou la nature. Il s’agit de repérer le trajet de l’eau entre le site de l'ancien stand de tir et trois points d’observation. Pour le moment, les experts ne le connaissent pas avec certitude.
« On suppose, mais on veut s’en assurer »
La Commune de St-Blaise précise que l’eau peut être consommée sans restriction pendant cette période, qui pourrait s’étendre jusqu’au 19 mars. /jhi









