Le parc automobile neuchâtelois s’électrifie

La part de véhicules électriques et hybrides prend de plus en plus d’ampleur dans le canton ...
Le parc automobile neuchâtelois s’électrifie

La part de véhicules électriques et hybrides prend de plus en plus d’ampleur dans le canton de Neuchâtel. Cette tendance s’observe aussi à l’échelle suisse et a un effet positif sur les émissions de CO2

Les voitures électriques se font de plus en plus nombreuses sur les routes neuchâteloises. (Photo d'illustration) Les voitures électriques se font de plus en plus nombreuses sur les routes neuchâteloises. (Photo d'illustration)

Les véhicules à moteur thermique perdent du terrain dans le canton de Neuchâtel. Entre 2017 et 2021, le nombre de voitures électriques est passé de 170 à 1'050. Pour l’an dernier, ce chiffre atteint même 1'600. La proportion de véhicules hybrides suit la même tendance : en 4 ans, leur nombre est passé de 1'476 en 2017 à 4'082 en 2021, selon le rapport de gestion du Service cantonal des automobiles et de la navigation (SCAN). Son directeur, Philippe Burri :

Cette évolution s’observe également sur le plan suisse, selon le directeur du SCAN Philippe Burri. « L’an passé, 25% des véhicules neufs vendus étaient électriques ou hybrides rechargeables et 25% étaient hybrides autorechargeables », indique-t-il.

La progression est nette, mais elle est aussi à mettre en perspective avec les 97'000 voitures de tourisme en circulation dans le canton, précise Philippe Burri, qui ajoute que le parc automobile neuchâtelois reste stable, avec une légère augmentation de 0,16% entre 2021 et l’année dernière.


Moins d’émissions de CO2

L’électrification des véhicules a un impact positif sur les émissions moyennes de CO2. Celles-ci s’élevaient à 157,3 g en 2017 et atteignaient 149,4 g en 2021, alors qu’un nouveau système de calcul, plus sévère, est entré en vigueur, explique Philippe Burri. L’arrivée de véhicules plus propres a aussi des conséquences sur la taxe automobile qui est arrivée dans les boîtes aux lettres en ce début d’année. Cette taxe est basée sur le principe du pollueur-payeur et se calcule en fonction des émissions de CO2, mais aussi de l’âge du véhicule. Les automobilistes sont incités à garder leur voiture le plus longtemps possible. Par conséquent, le parc automobile se fait vieillissant. Les recettes ont ainsi tendance à diminuer, mais le Conseil d’État peut recourir à un facteur de correction pour assurer les montants nécessaires à l’entretien et à la construction des routes. On retrouve Philippe Burri, directeur du SCAN :

Cette taxe automobile est fixée à 250 francs au minimum. Cette année, elle baissera en moyenne de 3 francs par rapport à 2022. /sbe


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus