Le vote annulé de novembre 2019, organisé auprès des coopérateurs de Migros Neuchâtel-Fribourg, doit encore être traité par la justice neuchâteloise. Ce dossier est séparé de celui de Fribourg
La procédure pour faux dans les titres reste dans les mains de la justice neuchâteloise. Le vote annulé de novembre 2019 organisé auprès des coopérateurs de Migros Neuchâtel-Fribourg (MNF) sur le maintien ou non de Damien Piller à la présidence de l'entité est séparé du dossier traité à Fribourg ce lundi.
« La procédure n'a finalement pas été reprise par le Ministère public fribourgeois », a indiqué mardi à Keystone-ATS le procureur général Fabien Gasser, sans en dire davantage. Une demande en ce sens avait été formulée par son homologue neuchâtelois Pierre Aubert.
La procédure, qui n’a pas permis d’identifier l’auteur de la manipulation aux dernières nouvelles, est différente de la procédure pénale à l'encontre de Damien Piller et de l'ex-directrice de la coopérative MNF, à Marin (NE), procédure touchant à la construction de deux succursales Migros et classée lundi par le MP fribourgeois.
Bourrage des urnes
Le dossier concerne la votation organisée auprès des 120'000 coopérateurs de MNF il y a plus de trois ans. Ces derniers étaient appelés à voter ou non la révocation du promoteur fribourgeois, actif dans l'immobilier et les médias. A la surprise générale, 64,5% des votants avaient renouvelé leur confiance à Damien Piller.
Mais il était rapidement apparu que les urnes avaient été bourrées de bulletins falsifiés. Au final, le vrai résultat était largement en défaveur de l'homme d'affaires. Depuis, Damien Piller a quitté la présidence de l'administration de MNF à fin juin 2020, remplacé par l'ex-conseiller d'Etat et vigneron neuchâtelois Thierry Grosjean. /ATS









