Le Doubs sous les pastels de Charles L’Eplattenier

Le Musée jurassien d’art et d’histoire présente jusqu’à fin février une trentaine d’œuvres ...
Le Doubs sous les pastels de Charles L’Eplattenier

Le Musée jurassien d’art et d’histoire présente jusqu’à fin février une trentaine d’œuvres réalisées par l’artiste neuchâtelois

Les pastels de Charles L'Eplattenier sont à découvrir au Musée jurassien d'art et d'histoire à Delémont. Les pastels de Charles L'Eplattenier sont à découvrir au Musée jurassien d'art et d'histoire à Delémont.

Les pastels de Charles L'Eplattenier mis en lumière par le Musée jurassien d'art et d'histoire à Delémont. L’institution dévoile une facette moins connue de l’œuvre de l’artiste neuchâtelois. Le public est invité à découvrir une trentaine de pastels réalisés par Charles L’Eplattenier. L’exposition qui se tient jusqu’au 26 février est organisée en collaboration avec l’Institut Ferdinand Hodler (IFH). Dans la région, Charles L’Eplattenier (1874-1946) est surtout connu pour sa sculpture de la Sentinelle des Rangiers ou pour ses décorations du funérarium et du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds. « On voulait donner à voir ce que lui avait vu de notre région et du Doubs en particulier », explique Niklaus Manuel Güdel, directeur de l’IFH et commissaire scientifique de l’exposition.


La fragilité du pastel

La technique du pastel est particulière, notamment pas sa fragilité au niveau de la conservation et de l’exposition à la lumière. Les pigments ont tendance à s’effriter, d’où la durée de l’exposition réduite à trois mois. Charles L’Eplattenier semble notamment l’avoir utilisée pour son côté pratique qui lui permettait de dessiner rapidement sans déplacer tout son matériel de peinture. « Les premiers grands ensembles de pastels ont été réalisés lors de la Première guerre mondiale pendant ses permissions », souligne Niklaus Manuel Güdel. Charles L’Eplattenier a également réalisé de nombreux portraits de soldats.

Niklaus Manuel Güdel : « Le pastel est une technique très sensible à la lumière et à tout déplacement »

Cette exposition est une « redécouverte » comme l’a souligné Niklaus Manuel Güdel. En effet, une dizaine de pastels de Charles L’Eplattenier avait déjà été présentée en 1922 au sein du musée de Delémont. Un siècle plus tard, l’exposition de 2022-2023 est donc à découvrir jusqu’au 26 février. Plusieurs conférences figurent aussi au programme. /alr


 

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