Un petit morceau de foie gras en entrée lors du repas des fêtes, c’est encore une tradition dans certains foyers. Mais c’est une tradition qui se voit chambouler ces dernières années. La production connait une baisse, engendrée par la pandémie de coronavirus. La guerre en Ukraine a créé une pénurie de céréales, utilisées dans les élevages de volailles de plusieurs pays. Et désormais la grippe aviaire, avec une épidémie cette année jugée comme la plus dévastatrice en Europe, selon un rapport. L’impact est visible dans le canton de Neuchâtel, avec une distribution réduite de moitié pour Anthony Gendrat, un chef neuchâtelois qui produit son foie gras sous le nom de « la Guinguette ». Ce dernier constate aussi une augmentation des prix de 30% sur le foie gras, qui se répercute sur les professionnels et sur les clients. « On frôle l’extraluxe » selon Anthony Gendrat.
Anthony Gendrat, chef et producteur de foie gras : « Cette année j’ai travaillé avec 70 kg, les autres années j’étais dans les 120-140 kg »
En parallèle, la demande en foie gras est aussi en baisse. Selon Anthony Gendrat, la nouvelle génération est plus sensible au bien-être animal. Un domaine où cet aliment essuie régulièrement des critiques et des dénonciations concernant l’engraissement des volailles. Les réformes en Suisse interdisant la production de foie gras ont contribué à la baisse de la consommation. « Je pense qu’il faut qu’on arrête de faire du foie gras et qu’on voit les choses autrement » estime le chef Anthony Gendrat. /swe









