Le Tribunal criminel a tranché dans l’affaire qui implique un ex-entraîneur de foot. L’homme a été reconnu coupable jeudi d’actes d’ordre sexuel avec des enfants, d’actes d’ordre sexuel sur une personnes dépendante, de contraintes et de voies de fait. Il écope d’une peine de 22 mois de prison avec sursis pendant 3 ans. La défense a déjà dit qu’elle fera appel de ce jugement.
Les juges ont retenu en partie les accusations qui pesaient contre l’homme, avocat de profession. Tous les faits n’étaient pas pénalement répréhensibles, selon l’analyse de la Cour. Lors de son réquisitoire la semaine passée, le Ministère public avait souligné la forte emprise qu’avait l’homme sur ses victimes. Des éléments qui ont été rappelés également dans le jugement rendu jeudi. Le tribunal a retenu plusieurs faits : les victimes dormaient dans le même lit que l’accusé, l’ancien entraîneur savonnait certaines victimes, les séchait leur mettait de la crème sur les parties intimes ou leur tenait le sexe.Le risque de récidive a été jugé comme modéré par la juge Stéphanie Baume. L’homme n’a pas pris conscience de la gravité de ses actes et devra suivre un traitement thérapeutique, a indiqué la femme de loi. Il n’osera plus exercer une activité avec des mineurs. La défense a déjà annoncé qu’elle fera appel.
Jean-Marie Röthlisberger, avocat de la défense:
Si le Ministère public avait requis trois ans dont un an ferme, la procureure Sarah Weingart a salué le jugement rendu par le Tribunal criminel. Du côté de la partie plaignante ont fait part d’un certain soulagement concernant ce dispositif.
Basile Schwab, avocat de la partie plaignante
L’avocat-entraîneur avait déjà eu affaire à la justice en 2017 pour des actes similaires. Condamné en 1re instance, il avait été libéré des charges retenues contre lui en deuxième instance par la Cour Pénale du Tribunal cantonal. Le doute avait profité à l’accusé. /ats-lre









