Thérapies en danger

Dès le 1er janvier, plusieurs caisses d’assurance maladie ne rembourseront plus les thérapies ...
Thérapies en danger

Dès le 1er janvier, plusieurs caisses d’assurance maladie ne rembourseront plus les thérapies prodiguées par des psychologues en formation. La profession s’inquiète de cette décision

Les thérapies prodiguées par des psychologues en formation ne seront plus remboursées par certaines caisses maladie dès le 1er janvier. (photo archives) Les thérapies prodiguées par des psychologues en formation ne seront plus remboursées par certaines caisses maladie dès le 1er janvier. (photo archives)

C’est une décision qui passe mal auprès des psychologues et psychothérapeutes. Dès le 1er janvier, plusieurs caisses d’assurance maladie ne rembourseront plus les thérapies prodiguées par des psys en formation. Une mesure qui concernerait 1500 psychologues dans le pays et toucherait par extension environ 10'000 patients, selon les titres de Tamedia.

Cette décision découle d’un changement de modèle au niveau des remboursements des thérapies. Jusqu’à cet été, les psychologues devaient être sous délégation d’un médecin psychiatre pour que leurs prestations soient remboursées. Ce n’est désormais plus le cas, mais ce nouveau modèle pose problème pour les psys encore en formation. Selon les caisses de l’association SantéSuisse, dont fait partie Assura, le cadre légal actuel ne permet pas de rembourser leurs prestations.

Christophe Kaempf, porte-parole de SantéSuisse

SantéSuisse était pour que l’ancien système soit prolongé encore une année, le temps que des solutions soient trouvées. Une proposition qui n’aurait fait que repousser le problème, selon la profession. Dans le canton, l’Association neuchâteloise des psychologues et psychothérapeutes juge que la base légale est suffisante et que la Confédération s’est clairement exprimée en faveur d’un remboursement de ces thérapies. Pour l’ANPP, la décision de SantéSuisse va augmenter la pénurie de thérapeutes et péjorer les patients.

Gaëtane Donzé, co-présidente de l’ANPP

Si aucune solution n’est trouvée d’ici le 1er janvier, les patients suivis par des pratiquants en formation se verront soit signifier l’arrêt de leur thérapie, soit ils devront payer plein pot. Une situation qui passe d’autant plus mal que la pénurie de pratiquants est déjà une réalité et que les solutions de remplacements ne sont pas légion, selon l’ANAP.

Une situation que regrette également SantéSuisse qui espère rapidement trouver une solution pour le bien des patients.

A noter que certaines assurances, comme Helsana, KPT, Sanitas et CSS ont indiqué à la presse qu’elles continueront de rembourser ces thérapies. /rgi


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