En réponse à une pétition d’habitants inquiets, le Conseil communal du village neuchâtelois s’est exprimé lundi soir devant le législatif concernant le projet de carrière
« Il n’y a aujourd’hui ni base légale cantonale permettant l’ouverture d’une décharge, ni demande formelle d’OV Matériaux SA ». La présidente de Commune du Cerneux-Péquignot Anne-Laurence Quadranti réagit ce mardi sur RTN au lendemain de la séance du Conseil général lors de laquelle le Conseil communal a fait le point sur l’émotionnel dossier de la carrière imaginée aux Etages, un hameau à l’Est du village. Il s’agit aussi d’une réponse indirecte aux deux pétitions lancées par un groupe de citoyens inquiets de ce projet et de ses conséquences pour la quiétude de la vie cerneunière.
Anne-Laurence Quadranti : « Nous n’avons jamais voulu mal communiquer. Nous avions jugé qu’il n’était pas opportun de présenter un dossier pas encore ficelé. »
Pas de volonté de mal communiquer
L’association « Sauvons le Cerneux-Péquignot », avait notamment pointé du doigt un manque de transparence du Conseil communal sur ce dossier. Cela n’a jamais été le cas, assure la présidente de Commune. « Evidemment cela crispe les gens et le Conseil communal le comprend tout à fait, mais il ne nous semblait pas opportun de présenter un dossier qui n’était absolument pas ficelé. Il n’y a eu aucune négociations lancées avec la société OVM », assure la conseillère communale.
Depuis, une lettre a été envoyée en tout-ménage, une séance d’information a été organisée en septembre, les pétitionnaires ont été rencontrés début novembre, puis une information politique a donc été faite lundi soir.
De multiples étapes encore à venir
« Pour être honnête, le Conseil communal est peu enthousiaste à ce qu’un tel projet se développe au Cerneux-Péquignot », explique Anne-Laurence Quadranti. Mais les étapes sont encore nombreuses à franchir avant que le premier mètre cube soit extrait. Selon la Commune, un plan directeur cantonal sectoriel de gestion des matériaux minéraux est nécessaire avant d’envisager la création de nouveaux sites d’extraction. Ce document est en cours d’élaboration au sein du Service cantonal d’aménagement du territoire (SAT). Si un nouveau site d’exploitation était envisagé, les plans de celui-ci devraient en tous les cas circuler dans les services compétents, préavisés par le Conseil d’Etat puis soumis au vote du Conseil général à partir duquel un référendum pourrait être lancé par les citoyens. /lre









