Droits d'auteurs : l’aventurier Yvan Bourgnon condamné à Paris

Devant la justice pour un conflit de droits d’auteurs, le navigateur chaux-de-fonnier a été ...
Droits d'auteurs : l’aventurier Yvan Bourgnon condamné à Paris

Devant la justice pour un conflit de droits d’auteurs, le navigateur chaux-de-fonnier a été condamné à 17'000 euros de dommages et intérêts et de frais de justice. Le skipper n’exclut pas de faire appel

Yves Bourgnon critique dans un communiqué les Yves Bourgnon critique dans un communiqué les "contre-vérités (...) visant à le discréditer".

Yvan Bourgnon, sa sàrl YVENT et l'association The Sea Cleaners dont il est fondateur ont été condamnés à payer 13'000 euros de dommages et intérêts et 4'000 euros de frais de justice par le Tribunal judiciaire de Paris, selon le jugement que nous nous sommes procurés. 

C’est le Journal l’Equipe qui le révélait mercredi matin

Le skipper avait comparu en octobre dernier en marge d’un conflit avec son ancien coréalisateur Pierre Guyot portant sur l'utilisation et l'exploitation des images de sa traversée controversée du Grand Nord canadien, explique L’Equipe.

Yvan Bourgnon a annoncé dans un communiqué prendre acte de la décision du tribunal et se réserver la possibilité de faire appel. Il estime que « le Tribunal a fait une appréciation erronée et disproportionnée d’une partie des faits qui lui ont été soumis ».


Une histoire enjolivée ?

La polémique avait enflé cet automne quant à la véracité du récit du voyage d’Yvan Bourgnon dans le Grand Nord canadien (bien que cette question n'ait pas été concernée par le jugement du tribunal).

En 2017, il avait entrepris la traversée périlleuse de l’océan Arctique à bord d’un catamaran. Mais le marin aurait enjolivé certains points de son aventure et surtout de ses récits. En particulier, Yvan Bourgnon aurait bénéficié de remorquages et aurait passé plusieurs nuits à l’hôtel dans une ville canadienne. Certains remettent en doute aussi une confrontation face à un ours polaire dans les eaux glacées.

Dans son communiqué, Yvan Bourgnon dit « regretter ce storytelling imaginé par mes contradicteurs et malheureusement relayé dans les médias ». Il dénonce une campagne de dénigrement et promet de « mettre en œuvre toute action appropriée » afin de préserver ses droits et intérêts.

Et le navigateur de conclure que « tout cela ne [le] détournera jamais de ses projets ni de son combat pour la dépollution des océans ». Un combat qu’il mène avec sa fondation « The SeaCleaners », dont l’objectif est de retirer 5'000 à 10'000 tonnes de déchets plastiques par an dès 2024. /mde


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