La Police neuchâteloise face à la pédopornographie en ligne 

La Police vaudoise a interpellé 96 personnes accusées d’avoir téléchargé ou transmis des fichiers ...
La Police neuchâteloise face à la pédopornographie en ligne 

La Police vaudoise a interpellé 96 personnes accusées d’avoir téléchargé ou transmis des fichiers pédopornographiques. Deux entités basées aux États-Unis et à Genève signalent ce genre de contenu illicite aux polices romandes

Deux entités signalent généralement les contenus pédopornographiques échangés en ligne aux polices romandes. (Photo: LDD) Deux entités signalent généralement les contenus pédopornographiques échangés en ligne aux polices romandes. (Photo: LDD)

Opération d’envergure de la Police vaudoise en matière de pédocriminalité en ligne : 96 personnes ont été interpellées. Celles-ci sont accusées d'avoir téléchargé ou proposé du contenu à caractère pédophile. Deux d’entre elles ont été placées en détention provisoire. L’une est accusée d’abus sexuels sur une mineure. Ce coup de filet porte sur 120 affaires différentes et a occupé la Police vaudoise durant plus de 5 mois.

Dans ce genre de cas, l’alerte est donnée soit depuis les États-Unis, soit depuis Genève. La Police neuchâteloise connaît bien ce type de procédures pour y être également confrontée.

Les cas les plus graves sont généralement détectés par un centre de compétence cyber romand, basé à Genève. Il s’agit souvent d’échanges massifs de données à caractère pédopornographiques. En moyenne annuelle, une petite dizaine d’affaires de ce genre concerne le canton de Neuchâtel, explique le porte-parole de la Police neuchâteloise Georges-André Lozouet.

Parallèlement à cela, plusieurs dizaines de cas de moindre ampleur sont signalés à la Police neuchâteloise grâce au travail d’une plateforme américaine, le NCMEC, le National center for missing and exploited children. Cette entité, reconnue par le gouvernement américain, se donne pour mission de détecter les activités pédocriminelles sur les réseaux sociaux. Dans le cas de la Suisse, les affaires décelées sont signalées à Fedpol, qui s’adresse ensuite aux polices cantonales concernées. Georges-André Lozouet :

Dans le cas vaudois, une quinzaine de mineurs figurent parmi les personnes interpellées ; une réalité que connaît également le canton de Neuchâtel. Il s’agit souvent d’adolescents qui s’échangent des images illicites trouvées sur le web, sans forcément mesurer la teneur pénale de leur acte. Le porte-parole de la Police neuchâteloise Georges-André Lozouet :

Il faut savoir que posséder ou transmettre des fichiers pédopornographiques ou de pornographie dure constitue une infraction pénale. La Police neuchâteloise recommande donc aux personnes qui reçoivent des contenus illicites de ne pas les transmettre plus loin et de les signaler aux forces de l’ordre ou aux opérateurs de télécommunications. /sbe


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus