Un Café scientifique sur l’intégrité corporelle des enfants

Il se tient mercredi dès 18 heures à l’Université de Neuchâtel. Parmi les thèmes abordés, la ...
Un Café scientifique sur l’intégrité corporelle des enfants

Il se tient mercredi dès 18 heures à l’Université de Neuchâtel. Parmi les thèmes abordés, la question des opérations d’enfants intersexe. Le chirurgien-pédiatre Blaise Meyrat refuse de le faire tant que les enfants ne sont pas en âge de décider. Il était l’invité de La Matinale

Blaise Meyrat, chirurgien-pédiatre, était l'invité de La Matinale ce mercredi. (Photo : CHUV) Blaise Meyrat, chirurgien-pédiatre, était l'invité de La Matinale ce mercredi. (Photo : CHUV)

Qui doit veiller à l’intégrité corporelle des enfants ? En tant que parent, il n’est pas toujours facile de répondre à cette question. Elle est discutée ce mercredi dès 18h lors d’un Café scientifique à l’Université de Neuchâtel. Faut-il ou non refuser un piercing ou un tatouage à sa progéniture ? Répondre à de tels désirs peut être une source de regret que l’enfant, une fois devenu adulte, pourrait bien reprocher aux parents. La question se pose également pour les bébés dont le genre n’est pas clairement défini à la naissance. Est-ce aux médecins ou aux parents de décider s’il y a lieu d’en assigner un en pratiquant une opération chirurgicale ? Blaise Meylan, chirurgien-pédiatre, ancien responsable de l’urologie pédiatrique au CHUV à Lausanne, refuse de passer par le bistouri avant que l’enfant ne puisse donner son avis. Il a indiqué dans La Matinale RTN mercredi, que non seulement ces opérations ne sont pas utiles à cet âge, mais qu’en plus elles ont un taux de près de 50% de complications. Il estime en revanche qu’il est difficile pour un enfant de rester sans attribution de sexe.

L'entretien de Blaise Meyrat dans La Matinale

Le Café scientifique a lieu ce mercredi dès 18h dans le bâtiment principal de l’Université de Neuchâtel. Y participent également Sabrina Burgat, co-directrice de l’Institut de droit de la santé, spécialiste en droit de la famille, à l’Université de Neuchâtel, Carole Meylan, pharmacienne, collaboratrice scientifique et Mirjam Werlen, avocate pour enfants, juriste à l’Association suisse pour les intersexes InterAction. /sma


 

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