Pénurie de médicaments : pharmaciens et hôpitaux sont sous tension

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Pénurie de médicaments : pharmaciens et hôpitaux sont sous tension

Les ruptures dans les chaînes d’approvisionnement des médicaments mettent les milieux médicaux et pharmaceutiques sous tension. Pour l’instant, les patients n’ont pas de soucis à se faire, assure le président de l’ordre neuchâtelois des pharmaciens

Christian Borel-Jaquet se veut rassurant. Il estime que des alternatives pour les médicaments en rupture de stock pourront toujours être trouvées. Christian Borel-Jaquet se veut rassurant. Il estime que des alternatives pour les médicaments en rupture de stock pourront toujours être trouvées.

La situation est tendue sur le marché des médicaments. Certaines préparations sont de plus en plus difficiles à trouver. Sont concernés notamment les antibiotiques, les antihypertenseurs et autres antidouleurs. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est accentué ces derniers mois. Bon an mal an, le Réseau hospitalier neuchâtelois fait face à une centaine de ruptures d’approvisionnement. Cette année nous en sommes à 300, explique Gregory Podilsky, le pharmacien-chef du RHNe. Le problème n'est pas neuchâtelois, ni suisse. Il est mondial. Président de l’ordre neuchâtelois des pharmaciens, Christian Borel-Jaquet explique comment on en est arrivé là :

De l’avis du pharmacien-chef du RHNe, les premiers signes étaient visibles avant le Covid. La pandémie les a amplifiés.

Pour les médicaments qui venaient à manquer, des alternatives ont dû être trouvées. Le marché continuant à se déséquilibrer, il a finalement fallu trouver des alternatives aux alternatives, explique Grégory Podilsky.

Conséquence, un dispositif dédié à la gestion des ruptures a été mis en place au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois. Et dans les pharmacies, la recherche d’alternatives pour les patients prend toujours plus de temps, comme l’explique Christian Borel-Jaquet :

Selon le président de l’ordre neuchâtelois des pharmaciens les patients n’ont pas de soucis à se faire. Jusqu’ici, toutes les problématiques ont pu être résolues :

Le pharmacien-chef du RHNe confirme que jusqu’ici, des solutions ont pu être trouvées. Mais si ça devait empirer, il faudrait envisager des alternatives. Grégory Podilsky évoque des restrictions d’utilisation d’un médicament aux situations incontournables jusqu’au prochain réapprovisionnement. Le Réseau hospitalier neuchâtelois y a déjà été confronté, sans toutefois crouler sous ces problématiques, assure-t-il. /cwi


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