Le démarrage n’est de loin pas tonitruant, mais conforme aux attentes. Six semaines après son lancement, le dossier électronique du patient a enregistré sa 1'000e inscription ce mardi. Si cette mise en route peut paraître timide, elle est comparable à celle observée dans les autres cantons, tempère Caroline Gallois-Vinas. La responsable de la cellule cybersanté du Canton de Neuchâtel rappelle que « le processus va prendre plusieurs années, le temps que les patients s’inscrivent, le temps que les médecins aussi soient tous dans le système ». Actuellement, seule une cinquantaine d’entre eux, sur les 500 membres que compte la Société neuchâteloise de médecine (SNM), sont présents sur la plateforme « Mon dossier santé ». Interrogée sur ce « petit » chiffre, Caroline Gallois-Vinas estime « que c’est déjà bien, c’est en train de prendre et le nombre de professionnels augmente chaque jour ». La démarche pour adhérer au dossier électronique étant du ressort des patients, elle estime « qu’ils vont aussi motiver leur médecin à s’inscrire ».
Informer, inciter, mais aussi faciliter le processus informatique. Le travail ne manque donc pas pour convaincre la population neuchâteloise ainsi que les professionnels de la santé d’adhérer au dossier électronique du patient. Il faut aussi dire que le système n’a de loin pas atteint sa vitesse de croisière, seuls les hôpitaux l’utilisent. Caroline Gallois-Vinas explique que pour l’heure « le processus permet aux hôpitaux d’introduire automatiquement leurs données dans le dossier électronique du patient. Mais nous travaillons aussi pour que cet automatisme se mette en place pour les autres acteurs de la santé. Ce qui n’est pas encore le cas pour les laboratoires et les médecins, par exemple ».
Travail encore trop fastidieux
Actuellement, les démarches pour intégrer un document prennent trop de temps, relève Dominique Bünzli. Le président de la SNM ne s’inquiète toutefois pas, « la plupart des médecins y sont favorables ». Avant de poursuivre : « Ce n’est que le début, une fois le logiciel primaire déployé, le processus informatique sera simplifié ». Et si Dominique Bünzli reconnait que l’intérêt est pour l’instant timide, il estime que « la question ne se posera même plus dans dix ans ».
La cellule cybersanté du Canton de Neuchâtel entend étendre son champ d’action avec « une présence là où ça fait sens, comme dans les centres de vaccination du Covid-19 », explique Caroline Gallois-Vinas. Une conférence sur le dossier électronique du patient se tient aussi jeudi soir à 19h à l’hôpital Pourtalès. /jpp









