Un nouveau festival fait son apparition au Val-de-Travers. La première édition de « Trouble A » est prévue du 6 au 8 juillet 2023 à Fleurier, sur le terrain des Lerreux. Le nom de la manifestation fait référence à l’absinthe, clin d’œil que l’on retrouvera aussi sur les deux scènes de l’événement, baptisées « Artemisia » et « L’heure bleue ». Les organisateurs veulent proposer une vingtaine de concerts sur trois soirs, avec une programmation complètement suisse. « C’est une idée qui semble plaire aux agents qu’on a contactés » explique Patrice Jeanneret, directeur de l’organisation de Trouble A. Ce dernier ne cache pas la volonté de faire connaître le Val-de-Travers en dehors de ses frontières, grâce à la musique. Dévoilée par le Courrier du Val-de-Travers, la première édition vise large, en dehors des frontières du canton de Neuchâtel, vers le Nord Vaudois et l’Arc jurassien.
3000 personnes par soir
Les organisateurs de Trouble A veulent une programmation suisse dynamique afin d’attirer les visiteurs. Selon Patrice Jeanneret, la scène helvétique se développe tant en termes de quantité que de qualité. Les artistes déjà confirmés pour l’édition 2023 devraient permettre d’attirer le public, certains seraient même de renommée internationale. Le voile sera levé début décembre sur la programmation. Un chapiteau de 3000 places est planifié pour les accueillir. Pour se payer des pointures suisses, le festival fleurisan mise sur du sponsoring et un budget estimé à 450'000 francs.
Patrice Jeanneret, directeur de l’organisation de Trouble A : « 450'000 francs pour cette première édition, c’est un budget qui permet de construire un festival de qualité, sans tomber dans l’excès. »
La seule artiste connue, c’est Carolina Katùn, également marraine du festival. La chanteuse a passé toute sa scolarité au Val-de-Travers.
Et Hors Tribu dans tout ça ?
Contactée, la présidente de Hors Tribu Emmanuella Minisini est heureuse de la création d’un nouveau festival au Val-de-Travers. Les deux manifestations estiment ne pas viser les mêmes artistes ni le même public. Le rendez-vous môtisan, qui soufflera ses 28 bougies en 2023, se voit plutôt un comme un festival tremplin : nombreux sont les petits groupes à avoir profité de cette scène pour se lancer. Hors Tribu mise également toujours sur une organisation locale, écologique et sans sponsors. /swe









