La plateforme Asile-NE lance un appel aux bénévoles et aux dons. Depuis bientôt sept mois, elle récolte à La Chaux-de-Fonds ce que la population a en trop pour le redistribuer aux réfugiés d’Ukraine et d’ailleurs
Près de 1'200 Ukrainiens, des femmes pour la plupart, ont jusqu’ici trouvé refuge dans le canton de Neuchâtel. C’est à La Chaux-de-Fonds que la population est la plus importante, avec 324 ressortissants recensés au début du mois d’octobre. Et c’est précisément dans la Métropole horlogère, à l’Hôtel-de-Ville, que la plateforme Asile-NE a ouvert des locaux pour réunir du matériel et le redistribuer aux réfugiés.
Aujourd’hui, le comité qui s’occupe de cette action lance un appel pour pouvoir continuer sa mission. Par la voix de Rémy Gogniat, il appelle la population à poursuivre son élan de générosité, en devenant bénévole ou en continuant d’amener, des habits, de la vaisselle, du linge de maison, des produits d’hygiène, des jouets :
Ce que l’on a en trop et dont ils ont besoin
Le vestiaire de la plateforme Asile-NE fonctionne depuis le début du mois d’avril dernier, grâce à un comité de six personnes entouré d’une vingtaine de bénévoles. Quatre Ukrainiennes viennent aussi régulièrement prêter main forte. Un soutien important, selon Danièle Golan, membre du comité :
Le magasin gratuit mis sur pied par la plateforme Asile-NE ne s’adresse pas uniquement aux Ukrainiens. Pas question selon Rémy Gogniat, membre du comité, de faire des différences entre les nationalités :
Chacun est le bienvenu
Les locaux de la plateforme Asile-NE se situent dans le bâtiment de l’Hôtel-de-Ville à La Chaux-de-Fonds. Ils sont ouverts les lundis, mercredis et vendredi de 17h à 19h.
À ce jour, dans le canton de Neuchâtel, 15% des réfugiés ukrainiens vivent dans des centres d’accueil. Les 85% restant sont logés pratiquement à parts égales dans un appartement ou chez des tiers.
Les personnes qui se sont engagées à accueillir des Ukrainiens dans leur foyer l’ont fait pour une durée minimale de trois mois. Libre à elles ensuite de prolonger l’ouverture de leur foyer. Libre également aux réfugiés de s’installer dans leur propre logement. /cwi









