Quand avez-vous mangé pour la dernière fois un fruit provenant d’un arbre du domaine public ? Face à leur incapacité de répondre à cette question, des Neuchâtelois ont lancé leur mouvement pour redonner une place aux arbres fruitiers dans nos communes. L’Alliance pour les comestibles urbains neuchâteloise (l’ACU-NE) a organisé sa première journée ce samedi à Pierre-à-Bot dans le cadre de la Fête de l’automne et la bourse aux arbres de Rétropomme. L’objectif du mouvement est d’inciter les 8 communes principales du canton à mettre en place une vision et des projets d’implantation de pommiers, cerisiers, ou autres pruniers sur le domaine public. Une démarche qui doit aussi se faire en partenariat avec le secteur de la construction pour mieux réfléchir à la place des arbres et aux essences utilisées.
François Falce, un des initiants de l’ACU-NE
Faire pousser des comestibles en zones urbaines vient avant tout d’une volonté alimentaire. Pour l’Alliance, cela permettra à terme de mieux pallier à des difficultés qui pourraient subvenir et à favoriser la consommation locale.
François Falce explique pourquoi vouloir favoriser les fruitiers
Un aspect social est également avancé, avec la volonté de participer à des projets qui regroupent la population dans et autour des vergers. L’Alliance est entrée en discussion avec plusieurs communes pour apporter ses idées, comme à Neuchâtel où un projet de planter un arbre par naissance était déjà sur la table. L’ACU-NE voudrait pouvoir proposer aux parents de choisir un fruitier, plutôt qu’une autre essence. Des arbres qui seraient ensuite plantés dans un espace qui favoriserait les échanges sociaux.
Pour mener à bien son action, l’ACU-NE a édité sa propre charte à laquelle peuvent souscrire les acteurs régionaux en lien avec la terre. Une alliance ouverte aux associations, coopératives, entreprises et autres ONG. /rgi









