Les vergers neuchâtelois ont eu très soif. Après un été aux chaleurs record, les cultures de pommes et de poires ont souffert du manque d’eau. RTN s’est rendu à Pierre-à-Bot pour faire le point sur la récolte de cette année. Rétropomme, qui œuvre à la sauvegarde du patrimoine fruitier de Suisse romande, y entretient un verger. Boris Bachofen, directeur de la fondation, a constaté une récolte plus faible qu’à l’accoutumée.
« Les deux tiers des fruits sont tombés avant maturité »
Faute d’irrigation naturelle, seuls les arbres à courtes tiges ont pu être arrosés efficacement. Pour tous les autres, l’apport n’a pas été suffisant, explique Boris Bachofen en parlant d’une récolte « assez minime. »
Le « juste prix » des fruits
Selon Boris Bachofen le consommateur a un rôle à jouer pour soutenir les producteurs lors de récoltes difficiles. Il s’agit de favoriser des circuits plus courts et acheter directement au producteur sans passer par les grandes surfaces. Quitte à en payer le « juste prix des fruits ». C’est ce que beaucoup ont fait pendant la période COVID mais aussitôt arrêté depuis les accalmies, selon le directeur de Rétropomme. /jfr









