Grogne dans le secteur social neuchâtelois

Une pétition pour protester contre la situation dans les établissements spécialisés du canton ...
Grogne dans le secteur social neuchâtelois

Une pétition pour protester contre la situation dans les établissements spécialisés du canton de Neuchâtel. Selon le personnel et les syndicats, l’Etat renâcle à libérer les fonds nécessaires à l’application de la CCT

Le bâtiment de Belmont à Boudry de la Fondation L'Enfant c'est la vie (photo : archives), Le bâtiment de Belmont à Boudry de la Fondation L'Enfant c'est la vie (photo : archives),

Epuisé et en colère : le secteur social du canton de Neuchâtel prend à parti les autorités politiques. Epaulé par le Syndicat du secteur public (SSP), Syna, l’Association Suisse des infirmières et infirmiers, mais aussi l’Association neuchâteloise des travailleurs en éducation sociale et l’Association neuchâteloise des cadres d’institutions spécialisées, le texte dénonce principalement la situation dans les établissements spécialisés, tels que, par exemple, la Fondation L’Enfant c’est la vie, Alfaset, Sombaille Jeunesse ou Addiction Neuchâtel.


Une CCT impossible à appliquer

Ceux-ci se trouvent dans une situation inconfortable : selon les syndicats, ils n’ont pas les moyens financiers d’appliquer certaines dispositions de leur convention collective, la CCT-ES. Parmi les mesures censées entrer en vigueur en 2023, deux d’entre elles resteront vraisemblablement lettre morte. Il s’agit de la suppression d’une retenue salariale pour une catégorie de personnel spécialisé et l’amélioration salariale des personnes qui ont bénéficié d’une promotion interne depuis 2008. Ces dispositions, les partenaires sociaux les ont négociées. Mais le Conseil d’Etat n’entre à ce jour pas en matière pour octroyer les montants nécessaires à leur application.


Situation jugée difficile dans le social

Les syndicats soulignent la détérioration des conditions de travail dans la branche. Ils dénoncent également la surcharge de travail, les carences en formation et le manque de moyens au sein de ces institutions. A travers la pétition, ils demandent à l’Etat de donner aux institutions sociales concernées les moyens d’appliquer leur CCT, et de revaloriser les salaires des employés de la branche. Des salaires qui sont actuellement inférieurs d’environ 15% à ceux des fonctionnaires de l’Etat.

Les pétitionnaires se donnent deux mois pour récolter les signatures d’un maximum d’employés des institutions concernées. En tout, la convention collective des établissements spécialisés s’applique à 1'400 salariés. Une assemblée générale consacrée à la question est agendée au 25 octobre. Par la suite, une mobilisation du personnel est prévue au Château le 30 novembre, le jour d’une rencontre entre la commission faîtière et le Conseil d’Etat. /comm-jhi


 

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