Révolution en marche au Grand Conseil neuchâtelois

Le parlement cantonal pourrait changer son organisation et siéger sur une seule journée plutôt ...
Révolution en marche au Grand Conseil neuchâtelois

Le parlement cantonal pourrait changer son organisation et siéger sur une seule journée plutôt que durant deux demi-jours. Ce projet de réforme, qui ne fait pas l’unanimité, a été lancé lors de l’ancienne législature

D'ici la fin de l'année, le Grand Conseil se prononcera sur l'organisation de ses séances. (Photo : archives) D'ici la fin de l'année, le Grand Conseil se prononcera sur l'organisation de ses séances. (Photo : archives)

Changer un modèle éprouvé, mais qui ne convient pas à tout le monde, par un autre qui fonctionnerait tout aussi bien, sans non plus faire l’unanimité. C’est ce que propose la commission législative au Grand Conseil dans son projet de modification de la loi d’organisation du parlement cantonal.

Actuellement, le Grand Conseil siège 10 fois par année. Les sessions se déroulent sur deux jours, le mardi après-midi et le mercredi matin. À cela s’ajoute cinq fois par année une séance le mardi soir.

La commission législative propose de garder le rythme de 10 sessions annuelles, mais de tout concentrer sur la journée de mardi. Une seule séance serait agendée le mercredi matin, à l’occasion de l’examen du budget.

Pas d’unanimité

Cette proposition a été approuvée en commission par 7 voix contre 4 et une abstention.

Du côté des groupes, selon le rapport, le PLR et l’UDC sont plutôt en faveur du statu quo. Les Verts, le POP et le PS sont en accord avec la nouvelle proposition.

Le Conseil d’État, lui, n’est pas favorable au changement. Une journée complète à siéger est problématique, les chefs de département ayant de nombreuses sollicitations et un rôle important de représentation. Si toutefois la modification devait être approuvée, l’exécutif cantonal préférerait que le Grand Conseil siège le mercredi, cette journée étant en général libérée de l’activité intercantonale. Enfin, le gouvernement préfère les séances de rattrapage en soirée.

Une question de confort

Tant le président que le rapporteur de la commission précisent que le sujet a été hérité de la législature précédente. Ils soulignent qu’il ne s’agit pas d’une problématique partisane, mais plutôt d’une question de confort personnel, d’équilibre entre les activités politique, économique et privée.

Pour un indépendant, s’absenter deux demi-journées plutôt qu’un jour complet serait moins problématique. Pour un parent, savoir qu’une fois par mois, durant une journée il faut prévoir une solution de garde pour son enfant, ça serait plus simple que deux demi-journées.

Conclusion : le modèle parfait n’existe pas. La meilleure solution est celle qui offre la possibilité à une majorité de la population d’être représentée.

Ce rapport de la commission législative au Grand Conseil ne sera pas traité lors de la session de septembre qui débute le 27 septembre. Mais probablement avant la fin de l’année. /cwi


 

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