L’anxiété : le mal de la jeunesse. Même si le phénomène était déjà visible auparavant, le nombre de demandes de consultations de jeunes autour de l’angoisse et de l’anxiété a bondi de 30% au Centre neuchâtelois de psychiatrie pour enfants et adolescents (CNPea) depuis le début de la crise du Covid. Une évolution qui est également observée ailleurs en Suisse.
Un thème qui est au cœur de la nouvelle campagne de Pro Junior Arc jurassien. Un clip de sensibilisation a été présenté mercredi matin en grande première dans un cinéma de Neuchâtel. Il a été réalisé en collaboration avec des jeunes et le Centre neuchâtelois de psychiatrie, dans le cadre de la campagne « Appel d’air » de Pro Junior.
Nathalie Ruffieux Savoy, psychologue psychothérapeute au CNPea et consultante sur le tournage, note que la hausse du nombre de cas, ainsi que de leur intensité, est très nette.
Parmi les causes, en-dehors de la pandémie elle-même et des situations particulières que vivent certains jeunes, on peut citer l’urgence climatique, la crise énergétique, et un environnement social et professionnel souvent anxiogène où les adolescents sont confrontés à énormément de choix et d’incertitudes.
Beaucoup de non-dit
Les troubles de santé mentale qui touchent les jeunes, on en parle beaucoup depuis la pandémie. Mais au-delà du constat, il existe des solutions. Pour Nathalie Ruffieux Savoy, il est en particulier crucial de libérer la parole autour de ces thèmes, souvent considérés comme tabou. A ce titre, une telle campagne peut mener à des dialogues constructifs.
Le clip de Pro Junior sera projeté dans les cinémas de l’Arc jurassien, en tandem avec une campagne d’affichage. Dans un deuxième temps, il sera doublé dans toutes les langues nationales et diffusé dans tout le pays. /jhi









