Chaleur moins renouvelable dans les villes neuchâteloises

Quelles sont les communes neuchâteloises où on utilise la plus grande part d’énergie renouvelable ...
Chaleur moins renouvelable dans les villes neuchâteloises

Quelles sont les communes neuchâteloises où on utilise la plus grande part d’énergie renouvelable pour se chauffer ? Une carte interactive permet de le visualiser. Brot-Plamboz est en tête et c’est Cortaillod la plus mal classée.

Un aperçu de la carte de la part renouvelable du chauffage (photo : Navitas Consilium) Un aperçu de la carte de la part renouvelable du chauffage (photo : Navitas Consilium)

L’hiver s’annonce difficile en Suisse du point de vue énergétique. Une carte interactive permet de visualiser quelles sont les communes suisses qui sont les mieux armées du point de vue de leur indépendance dans la production de chaleur.

Experte dans le domaine, la société valaisanne Navitas Consilium met à disposition les données de l’Office fédéral de la statistique à travers trois cartes. Pour chaque commune, ces documents interactifs résument la part de chaleur du parc immobilier qui est d’origine renouvelable – pompes à chaleur, solaire thermique et bois – et celle d’origine importée – principalement le mazout et le gaz. Une troisième carte montre les émissions de gaz à effet de serre générées par le chauffage des bâtiments, en rapport avec la surface bâtie.


Moins de renouvelable dans les villes

Les chiffres neuchâtelois permettent d’esquisser des tendances. Comme ailleurs en Suisse, le chauffage dans les zones urbaines neuchâteloises fait moins appel au renouvelable et davantage à des agents importés type gaz ou mazout que dans les zones rurales. Une situation en partie causée par la présence en ville d’importants réseaux historiques de chaleur à distance.

C’est bien ce qu’on observe. Sur la carte, tout le Littoral neuchâtelois entre Boudry et Le Landeron est en rouge, avec 9% seulement d’origine renouvelable dans la commune fusionnée de Neuchâtel. Le Locle (18%) arbore la même couleur. Plus mal classée du canton, Cortaillod n’utilise que 6% d’énergie renouvelable pour se chauffer. La Chaux-de-Fonds, avec 26%, est l’exception. Elle fait partie des villes les mieux classées du pays. Mieux classée parmi les dix plus grandes villes suisses, Lausanne est à 28%.

Dans l’ensemble, les campagnes s’en sortent mieux, avec la palme à Brot-Plamboz, où on se chauffe à 73% à l’énergie renouvelable. Un rappel : l’objectif international COP26 auquel la Suisse a souscrit, c’est 100%. Il reste beaucoup de chemin à faire.


Des généralités à nuancer

A ce propos, la deuxième carte, sur la proportion de chaleur d’origine importée, met en lumière des situations singulières, comme celle de Val-de-Ruz. Elle semble bien classée du point de vue renouvelable, mais les chiffres montrent qu’en réalité, 80% de sa chaleur est d’origine importée.

La carte des émissions de CO2 par mètre carré chauffés permet de nuancer quelque peu ces résultats. Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle, y quittent la zone rouge pour se retrouver dans la moyenne. Ce qui permet de comprendre que si elles sont mal classées dans les autres tableaux, c’est en partie à cause de leur forte densité. Pour l’anecdote, la commune la plus mal classée dans cette catégorie, celle qui émet le plus de gaz à effet de serre au mètre carré pour se chauffer, c’est Les Verrières, avec 40 kilos de CO2 par année et par mètre carré.

On rappelle qu’à eux seuls, le chauffage et la consommation d’eau chaude représentent près de 40% de la consommation énergétique totale en Suisse. La Confédération juge donc que le secteur du bâtiment a un rôle particulièrement crucial à jouer dans sa Stratégie climatique 2050. /comm-jhi


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