Le « grenier du canton de Neuchâtel » doit s’adapter aux périodes de sécheresse. Une des solutions évoquées par Jonathan Amstutz, ingénieur agronome : planter différents végétaux pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier
Malgré la sécheresse, les récoltes ont été plutôt bonnes cet été dans le Val-de-Ruz. Mais ce genre d’événement climatique extrême risque de se reproduire à l’avenir. La résistance s’organise dans le monde agricole. « Il est aujourd’hui nécessaire d’avoir des cultures avec différentes variétés, qui n’arrivent pas à maturation toutes en même temps », explique Jonathan Amstutz, ingénieur agronome et collaborateur à la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture. Historiquement, le Val-de-Ruz mise principalement sur la culture de céréales. Mais depuis quelques années, d’autres cultures sont aussi possibles comme celle de la betterave.
Les agriculteurs ne sont pas non plus épargnés par l’inflation. Le prix des engrais a parfois triplé depuis le début du conflit en Ukraine. « Le défi aujourd’hui, c’est de trouver où s’approvisionner, ou de trouver des alternatives comme l’utilisation d’engrais de ferme lié à l’élevage », détaille Jonathan Amstutz. L’ingénieur agronome était l’invité de La Matinale spéciale à Boudevilliers vendredi. /ara









