Le Parti socialiste neuchâtelois (PSN) prend très au sérieux les conséquences prévisibles de l’inflation et le renchérissement de la vie. Ce jeudi, lors d’une conférence de presse, il s’alarmait d’une possible précarisation d’une partie de la population neuchâteloise. « Il y a un risque avec cette inflation qui va toucher les classes moyennes et les classes les plus précaires », explique le président du parti Romain Dubois. Le PSN estime que l’État doit jouer son rôle de garant pour les catégories les plus fragiles, à l’image de ses interventions durant la crise sanitaire.
Cinq mesures pour freiner la précarisation
Pour contrecarrer les effets de l’inflation, de l’augmentation du prix de l’énergie et de la santé, les socialistes proposent cinq leviers.
Ils suggèrent tout d’abord d’améliorer les subsides à l’assurance maladie, en augmentant leurs montants et en élargissant la couverture à au moins 60% des habitants du canton.
Le PSN propose également que l’État adapte toutes ses prestations sociales à l’inflation et ajuste les salaires de la fonction publique. Cette augmentation doit atteindre un minimum de 4 à 5%.
Un contrôle plus démocratique et transparent des entreprises électriques est aussi souhaité, d’autant que ces sociétés sont en grande partie en mains publiques. « Avec la flambée des prix, il est inadmissible qu’elles répercutent les surcoûts sur les ménages », assène la députée socialiste Sarah Fuchs Rota :
Dans la même veine, le Parti socialiste demande que l’État subventionne les compteurs individuels de chauffage, à l’image de la récente initiative de la Ville de Neuchâtel.
Enfin, le PSN propose de relancer les prêts sans intérêt pour les indépendants, ceux-là même qui ont soutenu les PME durant la pandémie de coronavirus. Ils s’agissaient de prêts d’un maximum de 15'000 francs à rembourser en deux ans.
Des millions encore en réserve
Pour financer ces mesures, le Parti socialiste neuchâtelois propose de faire appel aux mécanismes anticycliques, qui sont des mécanismes financiers permettant d’injecter de l’argent en temps de crise. Le Canton disposerait de plusieurs millions de francs n’ayant pas été sollicités durant la période Covid, en partie grâce aux réductions des horaires de travail (RHT) financées par la Confédération.
Romain Dubois, président du PSN :
Ces recommandations devraient être déposées lors de la prochaine session du Grand Conseil. /dsa









