Les vignerons autour de La Coudre ont eu chaud

Ce mercredi soir, la grêle a donné des sueurs froides aux vignerons du secteur Hauterive-La ...
Les vignerons autour de La Coudre ont eu chaud

Ce mercredi soir, la grêle a donné des sueurs froides aux vignerons du secteur Hauterive-La Coudre. Patrick Sandoz, vigneron encaveur, a dû précipitamment changer tout son programme de vendanges pour sauver le raisin touché. Au final, les dégâts sont minimes

Lorsqu'un grain est fendu, un foyer de pourriture se crée et rend le raisin brun. Lorsqu'un grain est fendu, un foyer de pourriture se crée et rend le raisin brun.

Panique à bord chez les vignerons du secteur La Coudre-Hauterive. Mercredi soir, Patrick Sandoz a eu peur pour son raisin, alors qu’un épisode de grêle hyperlocal s’est déclenché au-dessus de ses vignes.

Patrick Sandoz, vigneron encaveur à Neuchâtel : « C’était un peu la panique à bord quand la grêle est arrivée ».

Le début des vendanges pour Sandoz Vins était de toute façon prévu jeudi, en raison de la maturité du raisin qui est en avance de près de trois semaines. « Mais pour les secteurs touchés, nous avons dû revoir toute l’organisation de nos vendanges et engager du monde », raconte le vigneron. En effet, lorsque la grêle fend les grains, il est nécessaire de récolter le raisin dans les trois jours qui suivent pour limiter les pertes liées à la pourriture. « Même si au lendemain de l’orage les dégâts étaient moindre, nous avons préféré assurer le coup à cause de l’humidité de ces derniers jours », explique Patrick Sandoz.

Jeudi, l’objectif premier était d’augmenter les effectifs de vendangeurs. Les collaborateurs de l’entreprise ont alors tous pris contact avec leur cercle d’amis pour qu’ils viennent à la rescousse. Et surprise, ce sont aussi les vignerons de la région qui sont venus leur prêter main forte : « J’étais très heureux de voir la solidarité entre les vignerons du canton de Neuchâtel. Plusieurs collègues qui n’avaient pas encore commencé leurs vendanges m’ont appelé le matin même pour me mettre du personnel à disposition. Ça fait très chaud au cœur », relève Patrick Sandoz, très touché. Ainsi, ils étaient une quarantaine à vendanger le jeudi et 25 le vendredi.

Patrick Sandoz : « Ça fait chaud au cœur de voir cette solidarité dans la viticulture neuchâteloise ».

Au final, plus de peur que de mal : « Les dégâts ont été moins importants que ce à quoi on s’attendait grâce à la quantité d’eau tombée », se réjouit Patrick Sandoz. Le vigneron estime que 3 à 4% de son raisin a été touché par la grêle, ce qui ne veut pas dire que tout est à jeter dans ce pourcentage.

Du côté de Hauterive, Alain Gerber a lui été épargné : « Deux trois grains ont été touchés, mais pas assez pour changer nos plans. Nous avons pris le risque de laisser les grappes concernées ainsi », explique le vigneron encaveur.

Jusqu’à cet épisode malheureux, Patrick Sandoz parlait d’une magnifique année, tant du point de vue de la qualité que de la quantité. Par ailleurs, il dit ne jamais avoir personnellement vécu de tels orages à la veille ou lors des vendanges. « J’espère qu’à l’avenir nous ne serons pas trop confrontés à ceci, mais c’est vrai qu’avec le dérèglement climatique il est tout à fait probable de voir ce genre d’événement se multiplier .

Patrick Sandoz : « A la veille des vendanges, on subit tout simplement ».

Malgré cela, la récolte 2022 est « belle et saine », selon Patrick Sandoz. Il prédit d’ailleurs que l’ensemble des vendanges neuchâteloises seront magnifiques cette année. /cde


 

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