Le nouveau chef du Service cantonal des sports est à pied d’œuvre depuis une semaine. Sébastien Rytz est entré en fonction le 1er septembre. Âgé de 44 ans, il a été nommé pour succéder à Gilles Jaquet qui avait quitté son poste en avril dernier. Économiste de formation et spécialisé en marketing sportif, Sébastien Rytz a essentiellement œuvré dans le domaine privé. Il dirige une entité de taille modeste et qui comprend moins de cinq postes à plein temps.
Ces dernières années, le Service cantonal des sports a considérablement réduit ses prestations. Avec un budget de fonctionnement d’1,2 millions de francs, sa marge de manœuvre parait plutôt réduite. Dans un communiqué diffusé le 30 juin, le Département de la formation, de la digitalisation et des sports évoquait, avec l’engagement de Sébastien Rytz, la mise en œuvre et le pilotage d’une nouvelle politique sportive cantonale. La notion reste encore abstraite. On peut déjà se demander si le rôle du Service des sports est de valoriser le canton par le biais de grands événements ou plutôt de mettre ses compétences au profit du sport de base…, du sport santé. Sébastien Rytz se sent concerné par ces deux approches. Il a aussi précisé que ce n’était pas à son service d’assurer l’organisation de grandes manifestations, mais qu’il peut donner l’impulsion pour les maintenir dans le canton.
Sébastien Rytz
Ces dernières années, le Service cantonal des sports a diminué la gamme de ses prestations auprès de la population : il n’organise plus de camps d’été pour les jeunes, n’assure plus la location de matériel à vil prix pour les clubs et ne propose plus des forfaits de ski en chalet pour les familles et autres associations. Il assure en revanche le contrôle de l’attribution des subsides J+S ; c’est même une de ses premières missions.
Quant à la répartition des quelque 2,5 millions de francs alloués au sport neuchâtelois, et qui proviennent du bénéfice de la Loterie romande, elle est de la compétence d’une commission ad hoc (LoRo SportNe) présidée par André Duvillard : « Nous sommes en quelque sorte le bras financier du Service des sports », nous a précisé jeudi par téléphone l’ancien commandant de la Police cantonale. /mne









