La commission des droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’est réunie en dehors de ses lieux de séances habituelles. Ce lundi et mardi, elle a eu lieu à Berne et à Neuchâtel pour débattre notamment de la guerre en Ukraine
La commission des droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'est réunie lundi et mardi à Berne et Neuchâtel. Elle a notamment débattu de la guerre en Ukraine.
La commission des droits de l'homme du Conseil de l'Europe est présidée par le conseiller national neuchâtelois Damien Cottier (PLR). Elle s'est rendue à Berne et Neuchâtel à l'invitation de la délégation suisse. C'est la première fois depuis 2019 qu'elle siège en dehors de ses lieux de séances habituels à Strasbourg ou Paris.
Lundi, les membres de la commission ont été accueillis à Berne, au Palais fédéral, par le président du Conseil des Etats Thomas Hefti (PLR/GL). Dans la journée ils se sont également entretenus avec la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Après une journée et demie au Palais fédéral, la commission a poursuivi sa visite à Neuchâtel avec des échanges avec les autorités cantonales et municipales ainsi qu'avec des représentants du milieu universitaire.
Lors de cette séance extra-muros, la commission des droits de l'homme du Conseil de l'Europe a notamment discuté du rapport de sa sous-commission qui a visité Kiev, Boutcha et Irpin à la fin juin. Elle a décidé de déclassifier ce document, a indiqué la commission sur le site internet de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Elle a également adopté des recommandations sur l'importance et la manière de permettre à la justice de trouver sa place dans ce conflit face aux nombreuses violations du droit international. Ces recommandations seront présentées au plénum à Strasbourg.
« Les travaux de la commission [...] ont une nouvelle fois démontré l’importance de la défense des valeurs communes du Conseil de l’Europe que sont la démocratie, l’Etat de droit et les droits humains », a relevé Damien Cottier, cité dans le communiqué. Et d'ajouter que « celles-ci se trouvent, hélas, menacées de toutes parts, entre la guerre d’agression contre l’Ukraine, les dérives populistes ou les bouleversements induits par des crises comme la pandémie de covid-19 ». /ATS-aba









