Cressier progresse dans son plan de protection contre les crues

Le Conseil général a accepté jeudi soir à l'unanimité un crédit d’engagement de 90'000 francs ...
Cressier progresse dans son plan de protection contre les crues

Le Conseil général a accepté jeudi soir à l'unanimité un crédit d’engagement de 90'000 francs pour financer l'avant-projet. Il servira à étudier le terrain avant la construction des mesures de protection

A Cressier, les travaux d'urgence nécessaires après les intempéries ont été finalisés en août. (photo : archives) A Cressier, les travaux d'urgence nécessaires après les intempéries ont été finalisés en août. (photo : archives)

Les travaux d’urgence ont pris fin en août à Cressier. Un crédit pour les financer avait été accordé à la commune, quelques heures après les inondations du 22 juin 2021. Les derniers travaux effectués avec l’enveloppe de 3'450'000 de francs ont permis de créer des seuils le long des deux cours d’eau, le Ruhaut et le Mortruz. Ces « escaliers », fabriqués à partir de bois de la région, permettront de freiner l’eau et les matériaux que cette dernière charrie de la montagne.

Michel Froidevaux, président du Conseil communal de Cressier : 

« Maintenant, il s’agit de se tourner vers l’avenir et d’éviter ces crues centennales », annonce Michel Froidevaux, président du Conseil communal et responsable des finances. A ce propos, un crédit d’engagement de 90'000 francs a été voté jeudi soir par le Conseil général. Il a été accepté à l’unanimité par les élus. Il permettra de mandater un bureau d’ingénierie pour préparer l’avant-projet de protection contre les crues.

L’avant-projet prévoit une étude scientifique du terrain, d’un point de vue géologique et hydrogéologique, afin de définir les travaux nécessaires pour sécuriser la zone. « Des priorités doivent être fixées, parce que l’eau a creusé le terrain », explique Michel Froidevaux, « en cas de forte pluie, l’érosion va se poursuivre ». Une revitalisation du secteur est également nécessaire. « Le terrain doit être réaménagé pour le rendre plus solide ». Toutefois, le président de commune se veut rassurant : « Avec tous les travaux qui ont été effectués jusqu’à maintenant, nous sommes à l’abri d’une catastrophe similaire, pour autant que l’événement orageux ne soit pas plus violent ». Mais si les probabilités de nouvelles intempéries d’une telle intensité sont faibles, il convient que le risque zéro n’existe pas.

Les travaux devraient commencer en 2023. Ils seront financés à parts plus ou moins égales entre la commune, le canton et la Confédération. /dsa


 

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