Le Service de protection de l’adulte et de la jeunesse a organisé ce samedi une journée de rencontre et d’information sur la Place du marché. L’occasion pour les curieux et les intéressés de faire la connaissance de familles d’accueil et de leurs enfants
L’idée vous a peut-être traversé l’esprit, mais vous n’avez pas osé franchir le pas : et si j’accueillais un enfant pendant quelque temps ? C’est pour répondre à cette question, et à bien d’autres hésitations, que le Service de protection de l’adulte et de la jeunesse (SPAJ) et l’association Accueil Familial ont convié samedi la population à une rencontre avec les familles d’accueil et leurs enfants. L’événement s’est déroulé sur la Place du marché à La Chaux-de-Fonds. Il a permis aux indécis et aux gens intéressés d’échanger avec des professionnels de la branche et des « parents » d’accueil.
Nadia, 29 ans, accueille avec son mari deux enfants depuis quelques années
Plusieurs types d'accueil
Le rôle concret d’une famille d’accueil est d’offrir un toit à un enfant ayant besoin de protection. Elle relaie ainsi des parents ne pouvant plus offrir un cadre de vie « suffisamment rassurant » aux mineurs, explique Marc Dunant, chef de l’Office des structures d’accueil extrafamilial (OSAE).
Il existe plusieurs modèles de famille d’accueil. Le plus courant, le modèle intrafamilial, voit un oncle, une tante ou des grands-parents accueillir l’enfant pour lui permettre ainsi de rester dans son propre milieu.
Les familles relais accueillent l’enfant durant les week-ends ou les vacances. Ces « bouffées d’air » lui permettent de conserver un certain équilibre.
Les familles tierces accueillent des mineurs sans lien de parenté. C’est une solution choisie lorsque les autres possibilités ont été épuisées.
Enfin, il y a les familles qui recueillent les requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA). « Il s’agit souvent dans ce dernier cas d’ados ayant eu des parcours de vie difficiles, et pour qui la famille d’accueil est le meilleur endroit pour se reconstruire », souligne le chef de l’OSAE.
Besoin urgent de volontaires
Pour obtenir le statut de famille d’accueil, la personne intéressée doit bénéficier de compétences éducatives reconnues, « pas besoin d’être un professionnel de l’éducation, mais il faut s’avoir s’y prendre avec des enfants ou des ados », précise Marc Dunant. Il faut également du temps et de l’espace. Des critères de base somme toute assez simples. L’engagement est aussi ouvert aux célibataires.
Selon le SPAJ, il y a un manque avéré de familles d’accueil dans le canton de Neuchâtel, principalement dans les modèles de famille tierce et de RMNA. À ce jour, le canton bénéficie d’environ 70 places. « On n’a pas d’objectif chiffré, mais il nous en faut beaucoup plus, afin de disposer d’un large réservoir et de trouver plus facilement le bon profil familial pour l’enfant.
Accueillir un enfant en difficulté, une expérience enrichissante, mais exigeante, selon Marc Dunant. Cela fait parfois un peu peur aux familles intéressées :
Les personnes intéressées par ce rôle peuvent s’adresser à l’OSAE au 032 889 66 34 ou familles.accueil@ne.ch. Des informations supplémentaires sont également disponibles sur devenir-famille-accueil.ch. /dsa










