C’est devenu une image habituelle à la rue de l’Etoile 1 à La Chaux-de-Fonds. Trois fois par semaine en fin d’après-midi, la file d’attente se forme aux abords du local aux heures des distributions alimentaires. Depuis 2011, le collectif Partage assure cette mission, jamais la demande n’avait été autant importante que ces dernières semaines. « Nous enregistrons 70 personnes de plus par jour de distribution », explique Serge Vuilleumier, bénévole. Partage a même dû ajouter une troisième tranche horaire pour répondre à la demande. La guerre en Ukraine et l’arrivée de réfugiés dans la région est le principal facteur qui explique cette situation.
Le reportage de Léonard Reichen dans les locaux du collectif Partage :
Partager moins avec plus
Problème ? Les livraisons de nourriture, elles, ne suivent pas la courbe ascendante. Pourtant au bénéfice d’un partenariat avec Table Suisse, qui récupère les invendus des grands distributeurs, Partage ne voit plus l’avenir de sa mission sereinement. L’association « Un jour sans faim » à Neuchâtel fait le même constat. Elle a dû réduire ses paniers de moitié pour contenter plus de monde et elle compte près de 80 personnes en attente. À La Chaux-de-Fonds, on ne souhaite pas arriver à devoir refuser du monde. « Tout le monde est le bienvenu à Partage. », rappelle Natacha Shoetan, co-responsable du collectif. « On doit trouver d’autres options pour obtenir de la nourriture. Mais la question va se poser quand est-ce qu’il faudra mettre des limites. Il faut que tout le monde soit content », explique la bénévole.
Appel à la population
La structure chaux-de-fonnière lance un appel à la population, tant en matière de bénévoles qu’au niveau des denrées alimentaires. « Tous les gens qui ont des jardins potagers, des surplus de marchandises sont les bienvenus. On récolte toutes les denrées qui viennent d'un peu partout », rappelle Natacha Shoetan.
Cette préoccupation en amène une autre. La hausse des prix des marchandises fait craindre aux responsables de Partage un effet sur le portemonnaie des ménages helvétiques. L’association l’assure, elle continuera malgré tout sa mission. /lre









