Les forêts neuchâteloises ont soif

Le manque de précipitations depuis plusieurs mois impacte les forêts neuchâteloises. Si l’ensemble ...
Les forêts neuchâteloises ont soif

Le manque de précipitations depuis plusieurs mois impacte les forêts neuchâteloises. Si l’ensemble des arbres supporte plutôt bien la sécheresse, quelques individus subissent le manque d’eau

Pour se défendre des bostryches, les épicéas utilisent de la résine. La sécheresse empêche les sapins de produire de la poix, laissant certains individus sans défense face au prédateur. Pour se défendre des bostryches, les épicéas utilisent de la résine. La sécheresse empêche les sapins de produire de la poix, laissant certains individus sans défense face au prédateur.

La forêt a chaud et soif, mais elle résiste. Au niveau individuel, les arbres les plus affaiblis peuvent essuyer des attaques de bostryches, mais la situation est loin d’être dramatique selon Marc Balmer. Il est ingénieur forestier responsable notamment de la santé et de la protection des forêts du canton.

Depuis le début de la belle saison, les précipitations sont rares, trop rares. À titre d’exemple, les quelque six millimètres tombés le 6 août dernier sur la forêt de Chaumont sont loin d’être suffisants. En dessous de dix millimètres, l’eau n’arrive pas à traverser la canopée pour atteindre le sol et l’irriguer. Malgré le gros déficit hydrique de ces derniers mois, Marc Balmer reste optimiste :

« On a des arbres qui peuvent mourir, mais la forêt, elle, ne meurt pas. »

Les arbres sont équipés pour faire face à des périodes de sécheresse :

Il faudra attendre le printemps 2023 pour voir si les mécanismes de défense ont fonctionné.

Ce mécanisme de laisser tomber ses feuilles pour économiser l’eau, l’épicéa ne peut pas l’utiliser. Les sapins ont mis au point une autre forme de défense :

Produire de la résine pour noyer les bostryches

Sans eau en suffisance, difficile pour les sapins de produire de la poix. Certains individus ne peuvent pas résister aux attaques des bostryches. Les forestiers veillent au grain et œuvre pour empêcher le petit scarabée, aussi appelé scolytes, de proliférer, assure Elie Pierrehumbert ingénieur forestier d’arrondissement au Val-de-Ruz :

L’objectif est de prévenir ces attaques en enlevant les arbres avant que les scolytes infestent les arbres aux alentours

Pour rétablir l’équilibre hydrique des forêts, il faudrait de la pluie, mais pas sous n’importe quelle forme, prévient Marc Balmer :

Il faudrait une pluie régulière, mais pas torrentielle pour humidifier progressivement le sol

/cwi


 

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