Grande Cariçaie : les familles castors ont doublé

Le castor a pris ses marques à la Grand Cariçaie. Le nombre de rongeurs a doublé depuis 2008 ...
Grande Cariçaie : les familles castors ont doublé

Le castor a pris ses marques à la Grand Cariçaie. Le nombre de rongeurs a doublé depuis 2008. Un bilan positif pour le petit animal autrefois menacé, explique Antoine Gander, biologiste pour l’Association de la Grande Cariçaie

Les castors jouent un rôle globalement bénéfique pour la biodiversité en créant des zones inondables profitables aux batraciens et libellules, par exemple. (Photo : Birdlife Suisse). Les castors jouent un rôle globalement bénéfique pour la biodiversité en créant des zones inondables profitables aux batraciens et libellules, par exemple. (Photo : Birdlife Suisse).

Il était menacé, il est maintenant bien installé. Le nombre de familles de castor a doublé depuis 2008 dans la Grande Cariçaie. Une vingtaine de familles, soit entre 75 et 100 castors, ont été recensées cet hiver le long de la rive sud du lac de Neuchâtel. Une dynamique positive pour le rongeur qui ne fait plus partie des seize mammifères prioritaires dans le cadre du plan de gestion de la réserve naturelle.

Le biologiste Antoine Gander, responsable des suivis de la faune pour l’Association de la Grande Cariçaie, explique comment le castor s’est installé dans la réserve et quels territoires il lui reste à coloniser.

Antoine Gander : « Il reste des zones où le castor est encore peu établi »

Cette installation des castors a un impact positif sur les écosystèmes. Véritable aménagiste du territoire, il crée des zones inondées profitables à la biodiversité, comme les batraciens ou les libellules. 

Mais il arrive que le castor prenne un peu trop ses aises et qu’il y ait « quelques harmonisations à faire », selon Antoine Gander. « Harmonisations » ? Le rongeur, avec ses huttes et ses barrages, peut être un peu envahissant. Il perce parfois des cheminées sur les chemins pédestres, ou inonde le champ d’un agriculteur.

Antoine Gander : « Il crée son barrage, et ça crée des inondations sur des fois des dizaines d'hectare de forêt »

Par les grandes chaleurs qui touchent la Suisse cet été, le castor a-t-il quelque chose à craindre ? Pas vraiment selon le biologiste. Sauf en cas d’assèchement des cours d’eaux, et encore, le cas échéant, il déménagera.

Antoine Gander : « Les premiers castors réintroduits en Suisse venaient d'un climat méditéranéen »

Le recensement des castors a été réalisé durant l’hiver 2021-2022 par un civiliste employé par l’Association de la Grande Cariçaie (AGC). Il s’inscrit dans le deuxième recensement national du castor organisé par la Confédération. Il faudra encore attendre pour comparer la densité des familles de castors dans la Grande Cariçaie avec celle du reste du pays, explique l’AGC sur son site. /mde


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