La Suisse passera en 2024 aux dons d’organes par consentement. Le RHNe ne pratique pas d’intervention, mais environ cinq donneurs sont répertoriés chaque année. Un nombre qui pourrait augmenter avec le changement de loi
La Suisse fait figure de mauvais élève en matière de transplantation. Une situation qui pourrait changer en 2024 avec l’introduction du don d’organe par consentement présumé. C’est-à-dire qu’en l’absence de directives, la personne est considérée comme donneuse. Le peuple a validé ce changement lors de la votation populaire du 15 mai. Mais les conditions pour prélever les organes sont très contraignantes. Actuellement, le Réseau hospitalier neuchâtelois réalise pas de greffes mais dénombre environ cinq patients par année qui sont susceptibles de pouvoir donner leurs organes. Il faut dire que le donneur potentiel doit être en mort cérébrale. Il s’agit d’une mort bien particulière et qui est assez rare. Elle est définie par l’arrêt irréversible et total du cerveau. Marie-Pierre Chambet-Cousin, coordinatrice locale du don d’organes au RHNe :
Si les conditions sont remplies et que la famille a donné son consentement, le RHNe va l’annoncer au réseau puis à SwissTransplant. Le donneur sera entré dans une base de données qui regroupe toutes les personnes en liste d’attente. Les organes sont ensuite examinés. S’ils peuvent être transplantés, l’équipe qui procèdera à la greffe vient les chercher à Neuchâtel.
Le Réseau hospitalier neuchâtelois est parfois confronté à des situations où le patient a donné son consentement, mais la famille s’y oppose. Dans ce cas-là, le RHNe privilégie la décision de la famille. D’où l’importance d’en parler avec ses proches.
La communication est importante au sein des familles, mais aussi après de la population. Les contre-indications aux dons d’organes sont très, très faibles. Et tout le monde peut être un donneur potentiel même à un âge très avancé, ce que les personnes âgées ignorent souvent.
Même si les dons d’organes sont très recherchés, il peut arriver que l’organe ne soit pas compatible avec une personne sur liste d’attente en Suisse. Dans ce cas, l’organe va voyager hors de nos frontières. Il sera d’abord proposé en France.
Au Réseau hospitalier neuchâtelois, les donneurs doivent être en mort cérébrale pour qu’on puisse leur prélever des organes. Il existe une autre technique, qui est par exemple pratiquée à Fribourg. Il s’agit du donneur à cœur arrêté.
Si vous voulez donner vos organes, il est impératif d’en parler autour de vous. Vous pouvez aussi commander une carte de donneur. La Confédération va aussi remettre en service une plateforme de donneurs sur laquelle vous pouvez vous inscrire. /sma









