Le CSEM se lance dans la culture de veines

Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique s’associe avec une startup norvégienne ...
Le CSEM se lance dans la culture de veines

Le Centre suisse d’électronique et de microtechnique s’associe avec une startup norvégienne. Ensemble, les deux institutions ambitionnent de trouver un traitement contre l’insuffisance veineuse

Le CSEM a acquis de l'expertise dans le domaine de la médecine régénérative. (Photo: libre de droits)  Le CSEM a acquis de l'expertise dans le domaine de la médecine régénérative. (Photo: libre de droits) 

Le CSEM planche sur la fabrication de veines humaines. L’institution neuchâteloise vient de s’associer avec la startup norvégienne Clexbio. L’objectif est de mettre au point une machine capable de produire des implants veineux en laboratoire, grâce à culture de cellules. Une innovation qui permettrait de greffer des morceaux de veines fonctionnels aux personnes souffrant d’insuffisance veineuse. Cette maladie qui touche des millions de personnes provoque entre autres des œdèmes, des varices et des douleurs dans les jambes, comme l’explique Gilles Weder, chef de groupe des microtechnologies pour les cellules au CSEM  : 

Dans les veines se trouvent notamment des valves, qui empêchent aux flux de sang de refluer. Toute la complexité du projet réside à reproduire en laboratoire cette structure en cultivant des tissus humains. 

Le CSEM a déjà une certaine expertise dans le domaine de la médecine régénérative. Il a déjà participé à la mise au point d’une machine à fabriquer de la peau, ou encore d’une technologie qui permet d’imprimer en 3D de morceaux de foie

Le projet du CSEM et de Clexbio a reçu plus de 2 millions de francs du Conseil norvégien de la recherche. Si tout se passe comme prévu, les premiers essais cliniques sur des organismes vivants pourraient avoir lieu d’ici 6 à 8 ans. /ara


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus