Inquiétudes de la HES-SO autour d’Horizon Europe

La Suisse ne peut pas faire cavalier seul en matière de formation et d’innovation. Les Hautes ...
Inquiétudes de la HES-SO autour d’Horizon Europe

La Suisse ne peut pas faire cavalier seul en matière de formation et d’innovation. Les Hautes écoles de Suisse occidentale s’inquiètent de la non-association de la Confédération au programme Horizon Europe

Le siège de la HES-SO à Delémont. (Photo : archives) Le siège de la HES-SO à Delémont. (Photo : archives)

Les membres du comité gouvernemental de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) adressent ce mercredi une lettre ouverte au Conseil fédéral. Ils lui demandent de « trouver la clé d’une relation nouvelle et apaisée avec l’Union européenne » qui permette à la Suisse d’être associée au programme Horizon Europe. Actuellement, faute d’accord institutionnel avec l’UE, la Confédération ne peut pas bénéficier de ce vaste programme de financement de la recherche et de l’innovation. L'inquiétude de la HES-SO se joint à celle déjà exprimée par les universités et écoles polytechniques fédérales.


Une manne financière, mais pas seulement

S’appuyant sur un rapport du rectorat de la HES-SO, le comité gouvernemental de l’institution – composé des représentants des sept exécutifs responsables des hautes écoles de Suisse occidentale, à savoir Martial Courtet (JU), Crystel Graf (NE), Christine Häsler (BE), Olivier Curty (FR), Cesla Amarelle (VD), Christophe Darbellay (VS) et Anne Emery-Torracinta (GE) – s’alarme des conséquences possibles pour la recherche et la capacité d’innovation du pays. Horizon Europe est doté d’un budget de près de 100 milliards d’euros. Entre 2014 et 2020, une quarantaine de projets de la HES-SO ont été soutenus par ce biais, avec parfois des créations d'entreprises et d'emplois à la clé. Mais il ne s’agit pas que d’un enjeu financier : la collaboration internationale, le développement de l’excellence, la créativité scientifique sont aussi favorisés par ce programme dont la Suisse se trouve pour l'instant privée. « C’est la position de la Suisse en tant que leader dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation qui est en jeu », peut-on lire dans la lettre, qui indique encore que les mesures compensatoires annoncées par le Conseil fédéral « ne couvriront en aucun cas les besoins des milieux de la recherche en Suisse ».


« Le temps presse »

Les collectivités responsables des HES-SO jugent que l’association à Horizon Europe est clairement menacée, et que « le temps presse » : si la Suisse ne s’associe pas au programme d’ici à la fin de l’année, elle conservera son statut de pays tiers jusqu’à 2027. Cela signifierait, selon la missive, un recul massif et de longue durée pour la recherche en Suisse. /comm-lbe-lad


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