Droit à l’avortement : mobilisation neuchâteloise

Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe se réunira mardi à la place du Marché de ...
Droit à l’avortement : mobilisation neuchâteloise

Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe se réunira mardi à la place du Marché de La Chaux-de-Fonds à 18h00, ainsi qu’à la fontaine de la Justice à Neuchâtel à 18h15 pour défendre le droit à l’avortement

Le droit à l'avortement gratuit était une des revendications de la grève féministe de 2019. (Photo : archives) Le droit à l'avortement gratuit était une des revendications de la grève féministe de 2019. (Photo : archives)

Une décision américaine qui fait réagir à l’international, mais aussi au niveau local. Il y a quelques jours, la Cour suprême des États-Unis annonçait supprimer l’arrêt protégeant le droit à l’avortement. Depuis, des collectifs du monde entier se mobilisent pour manifester contre cette décision. C’est le cas du collectif pour la grève féministe qui descendra dans les rues à 18h15 à Neuchâtel et à 18h00 à La Chaux-de-Fonds mardi. Des prises de parole sont prévues dans cette manifestation qui se tient seulement deux semaines après la grève féministe du 14 juin.


L’IVG en Suisse

L’interruption volontaire de grossesse est dépénalisée en Suisse sous certaines conditions depuis 2002. La procédure ne peut pas se faire après 12 semaines, et la femme enceinte doit obligatoirement présenter une demande écrite stipulant qu’elle est en situation de détresse. Cependant, quand la grossesse est dangereuse pour la femme, une IVG peut être réalisée après 12 semaines si le danger augmente de jour en jour.

En 2014, une initiative soutenue par l’UDC, « Financer l’avortement est une affaire privée », voulait remettre en question la participation financière des assurances de base dans les interruptions volontaires de grossesse. Le texte a été refusé à plus de 69%, un résultat qui fait écho à une des revendications de la grève féministe de 2019, « Pour l’avortement gratuit ».

Plus récemment, ce droit a également été remis en question avec deux initiatives déposées en fin d’année 2021 par deux conseillères nationales UDC, Andrea Geissbühler et Yvette Estermann. La première initiative, « Sauver les bébés viables », demande l’interdiction de l’avortement à toute femme portant un bébé pouvant vivre, moyennant ou non des soins intensifs. La seconde « La Nuit porte conseil » veut se baser sur des méthodes déjà présentes dans beaucoup de pays européens, demandant une nuit de « réflexion » à toute femme voulant pratiquer une interruption volontaire de grossesse.

De nos jours, l’avortement est considéré comme « interdit » en Suisse, bien que la mesure comporte des exceptions.


Un soutien mondial

Après l’annonce de la décision de la Cour Suprême le 24 juin, une vague de soutien est apparue sur les réseaux sociaux. Des milliers personnes proposant un pied à terre sans danger pour toute femme américaine souhaitant avorter à l’étranger se sont manifestées. /comm-elc


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