Elle se sent à l’aise dans nos marais, mais n’a rien à y faire. La sarracénie, plante carnivore du continent nord-américain, colonise les tourbières suisses depuis une centaine d’années. À Neuchâtel, le service de la faune, de la forêt et de la nature vieille au grain
Une plante carnivore originaire d’outre-Atlantique dans les tourbières suisses, c’est la sarracénie. Implantée par l’homme il y a une centaine d’années, elle commence çà et là à prendre ses aises et à faire de la concurrence à la flore indigène. Présentation de cette plante mangeuse d’insectes et qui aime les milieux humides avec Sébastien Tschanz, collaborateur scientifique au Service de la faune, de la forêt et de la nature du canton de Neuchâtel :
La sarracénie se plait dans les milieux humides. Quand les conditions sont bonnes, elle prend ses aises et empêche d’autres plantes indigènes de s’épanouir. Au début du mois de mai, le canton du Jura annonçait vouloir débarrasser définitivement ses marais de l’intrus en utilisant la manière forte : l’arrachage.
Dans le canton de Neuchâtel, la sarracénie est connue sur 4 sites d’importance nationale. Mais le plan d’attaque pour l’empêcher d’envahir l’espace est moins radical que chez le voisin jurassien :
Un problème soulevé par un collaborateur de Pro Natura Neuchâtel, c’est l’intérêt suscité par la sarracénie. Dans certains marais, elle officie comme but de promenade. Le passage répété des curieux n’est pas idéal pour le sol fragile des tourbières.
Sébastien Tschanz : « Dans un marais d’importance nationale, on n’a pas le droit de cueillir ou d’arracher des plantes »
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