Un concert en point d’orgue pour Philippe Laubscher

Le Jurassien jouera dimanche son dernier concert en tant que titulaire des orgues de la Salle ...
Un concert en point d’orgue pour Philippe Laubscher

Le Jurassien jouera dimanche son dernier concert en tant que titulaire des orgues de la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds après 54 ans dans ces murs

  Philippe Laubscher aux commandes de « son » orgue à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds  Philippe Laubscher aux commandes de « son » orgue à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds

La Salle de musique de La Chaux-de-Fonds est comme son deuxième salon, et pourtant il y donnera un dernier concert ce dimanche. Philippe Laubscher, bientôt 86 ans, prendra congé de ce célèbre lieu musical, mais surtout de son instrument emblématique : son orgue.

Il faut se replonger dans les dates pour saisir l’ampleur de la fidélité de l’homme à cet instrument. La Salle de musique a été inaugurée en 1955, son orgue en 1956. Philippe Laubscher a joué dessus pour la première fois en 1959, en tant qu’élève du conservatoire. Il en est le titulaire depuis 1968. Seul André Luy l’avait précédé. Référence nationale, Philippe Laubscher a également été titulaire au sein de plusieurs églises (Eglise réformée de Porrentruy et Eglise française de Bienne), mais aussi au sein du Casino de Berne durant 36 ans, où il s’est notamment lié d’amitié avec le chef romand Charles Dutoit.


Un des seuls orgues de concert de suisse romande

Philippe Laubscher connaît le moindre souffle de l’instrument, ce qui lui permet aussi de rapidement déceler ses failles et ses problèmes d’accord. Au moment d’évoquer le dernier concert de ce dimanche, il ne peut s’empêcher de rappeler la particularité de « son » instrument : il est le seul dans une salle de concert romande avec celui du Victoria Hall à Genève :

Un successeur ? Quel successeur ?

Selon le Théâtre populaire romand, propriétaire de la Salle de musique, il n’est pas certain qu’un successeur à Philippe Laubscher soit nommé. Une réalité qui n’étonne pas le principal intéressé. Selon lui, les organistes dans le canton se comptent sur les doigts d’une main. Le futur retraité promet de rester « à disposition » pour rester, s’il le faut, au chevet de l’instrument. « Le meilleur moyen d’entretenir un instrument est de le jouer », rappelle le spécialiste. 

/lre


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