Une affaire de violence familiale devant le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz. Un jeune de 19 ans au moment des faits a notamment été reconnu coupable ce lundi de menaces, tentatives de lésions corporelles simple par dol éventuel, contraintes et injures. Ses parents et sa sœur figuraient parmi les victimes. Les juges ont toutefois renoncé à une peine de 22 mois de prison fermes au profit d’une mesure institutionnelle.
Les parents ont dit stop
Le fils dans le rôle du prévenu, les parents dans le camp des plaignants. L’audience s’est tenue dans un contexte émotionnel peu banal. Le jeune homme, adopté à 3 mois par cette famille neuchâteloise, a multiplié les actes pénalement répréhensibles au cours des années 2020 et 2021. Amis, infirmiers en psychiatrie, policiers et même sœur père et mère étaient visés. Le prévenu est même allé jusqu’à menacer les membres de sa famille avec un couteau de cuisine et une paire de ciseau posée sur le cou du père. « Une famille adoptive qui a tout tenté avant de faire face à la violence et la peur. L’effet bénéfique de la procédure a été de mettre un STOP », comme l’a déclaré le procureur.
Une mesure institutionnelle plutôt qu'une peine ferme
Le Tribunal a condamné dans un premier temps le prévenu à une peine de 22 mois de prison fermes dont 14 mois pour tentative de lésions corporelles simples par dol éventuel pour des coups donnés à une de ses victimes lors d’un passage à tabac à Serrières.
Le tribunal a toutefois décidé de prononcer une mesure institutionnelle en raison d’un grave trouble de la personnalité du prévenu diagnostiqué par une expertise psychiatrique, qui renforcerait le risque de récidive.
C’est l’autorité d’exécution des peines qui décidera si la priorité sera mise sur un milieu fermé, comme actuellement, ou un milieu ouvert. La possibilité de faire bénéficier le prévenu de mesures de réinsertion pour jeunes adultes a été abandonnée, faute de place dans l’unique établissement romand. /lre









