Le chômage atteint une baisse historique. Il s’est établi à 3% au mois d’avril, en diminution de 0,2 point par rapport à mars. « Il faut remonter jusqu’en 2008, avant la crise des subprimes, pour constater des effectifs aussi bas », souligne le communiqué du Secrétariat d’État à l’économie. Cela représente une baisse de 401 demandeurs d’emploi et de 248 chômeurs. Actuellement, le canton compte 4'652 demandeurs d’emploi et 2'775 chômeurs.
Des diminutions du nombre de chômeurs ont été constatées dans toutes les classes d’âge. Les effectifs ont également baissé dans le secteur de la construction et de l’hébergement et restauration. Le secteur de l’horlogerie affiche également une baisse.
Au niveau des régions, le taux de chômage est de 3,1% dans le Littoral, les Montagnes et le Val-de-Travers. Il affiche 1,9% au Val-de-Ruz.
Répercussions liées aux crises moindres
Tout juste sortis d’une crise sanitaire mondiale qui a duré deux ans, le canton de Neuchâtel et le reste du pays doivent désormais composer avec le conflit ukrainien. Ces deux crises successives n’ont toutefois pas eu - encore - un effet dramatique sur le marché de l’emploi comme le signale la cheffe du service eponyme.
La cheffe du Service de l'emploi du canton de Neuchâtel, Valérie Gianoli
A noter encore que le taux de chômage neuchâtelois se situe en dessous du niveau romand à 3,2%. Au niveau national, ce taux s’est fixé à 2,3%, en recul de 0,1 point. Toutefois, le canton jouit toujours d’une image de dernier de la classe selon les croyances populaires. Ce n’est plus le cas depuis deux ans selon la cheffe du service de l’emploi.
« Depuis 2019, le canton de Neuchâtel n’est plus derrière les cantons romands »
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