Le Grand Conseil neuchâtelois uni face aux conséquences de la guerre en Ukraine. Le législatif a accepté à l'unanimité mardi après-midi de débloquer deux crédits pour un total de 45,5 millions de francs destinés à assurer la prise en charge des réfugiés ukrainiens sur sol neuchâtelois pour l’année 2022.
Les charges nettes pour l’Etat devraient toutefois s’élever à 12 millions de francs, étant donné que la Confédération devrait assumer un montant de 26,5 millions de francs et les Communes une somme de 5,3 millions de francs.
Ces crédits serviront à assurer l’accueil, mais aussi la scolarisation ou encore l’accès aux soins des personnes qui ont trouvé refuge dans le canton. L’Etat de Neuchâtel s’attend à devoir accueillir 1'500 Ukrainiens au moins et à ouvrir une cinquantaine de classes. A l’heure actuelle, 127 élèves ukrainiens sont déjà scolarisés. Les coûts dévolus à la traduction et au cours de français sont par exemple estimés à 8,3 millions de francs et les besoins en personnel à 80 postes à plein temps, limités dans le temps.
Un postulat VertPop, qui a passé la rampe, demande que la charge soit répartie de manière équitable entre les Communes. Le conseiller d’Etat Laurent Kurth s’est toutefois voulu rassurant sur ce point, indiquant que les charges liées aussi bien à la facture sociale qu’à la scolarisation étaient mutualisées entre les Communes. Le lieu d’hébergement n’a donc que peu d’influence sur les coûts à ses yeux. /sbe









