Jean-Claude Von Rotz a définitivement rangé son sifflet. Le sympathique contrôleur, connu pour sa bonhommie et son sens de l’humour, a assuré son dernier trajet en train la semaine dernière
Avec « un œil qui rit, un œil qui pleure », c’est ainsi que Jean-Claude Von Rotz, 63 ans, dit tirer sa révérence. L’ancien contrôleur, ou chef assistant clientèle, prend sa retraite après 45 ans de service aux CFF.
Le Neuchâtelois s’est fait connaître auprès des voyageurs par son humour, sa serviabilité et sa bienveillance. Un style particulier, plutôt hors norme au sein de l’ex-régie fédérale où prévaut « une rigueur très germanique », rigole-t-il volontiers. Ses annonces dans l’interphone agrémentées d’un accent neuchâtelois ou suisse-allemand retiennent l’attention et arrachent un sourire même aux plus sérieux des pendulaires.
Jean-Claude Von Rotz a sifflé une dernière fois le jeudi 14 avril, sur la ligne Genève-Zurich. Il dit adieu, de manière anticipée, à un métier très relationnel « où il est nécessaire d’aimer les gens », mais aussi très exigeant. « J’ai vu quelques collègues aller jusqu’au bout ayant des problèmes de hanche, de genoux et de dos, alors je voulais me préserver et partir en santé », reconnaît-il sans regret.
Entretien en gare de Neuchâtel
Jean-Claude Von Rotz se réjouit de pouvoir se consacrer à son autre coup de cœur : la numismatique. Une passion beaucoup moins exigeante pour le plus grand bonheur de son épouse : « ma femme m’a souvent dit que j’étais marié avec les chemins de fer ». /dsa









