La Cour pénale à Neuchâtel a revu jeudi le verdict du Tribunal de police. Acquitté en première instance, l’éducateur d’une structure d’accueil a été finalement reconnu coupable de deux actes d’ordre sexuel avec des enfants
Recours partiellement admis dans l’affaire concernant l’éducateur des Montagnes. L’homme était accusé d’actes sexuels sur mineur, de violence et de possession de pornographie dure. Il avait été acquitté en première instance en 2020 par le Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds.
La Cour pénale à Neuchâtel a finalement révisé son verdict en appel ce jeudi. Elle a retenu deux faits tombant sous le coup de l’article 187 du code pénal, punissant les actes d’ordre sexuel avec des enfants.
Les juges l’ont condamné à 90 jours-amende à 30 francs, avec deux ans de sursis. Toutefois, l’accusé bénéficiera d’une déduction de onze jours de détention préventive. Le Tribunal a renoncé à lui infliger une interdiction d’exercer avec des mineurs, compte tenu de son âge, de son activité professionnelle actuelle et qu’il ne travaille plus avec des enfants depuis six ans. Le condamné devra en outre s’acquitter du paiement de 500 francs, plus intérêts, auprès des deux plaignants en guise d’indemnité pour tort moral. Pour le reste, la Cour pénale a suivi les conclusions du Tribunal de police.
Deux épisodes ont retenu l'attention des magistrats
Les deux actes condamnés par les juges se rapportent à deux épisodes particuliers partiellement admis par l’accusé. Le premier s’est déroulé dans la structure d’accueil. L’éducateur était accusé d’avoir touché le sexe de l’un des plaignants sous prétexte de lui donner des conseils en matière d’hygiène.
Le deuxième fait concerne une fessée administrée sans vêtements lors d’une promenade en forêt.
La Cour pénale a estimé que ces deux actes tombent sous le coup de l’article 187 CP et doivent être sanctionnés. /dsa









