Reconnus coupables de trafic de drogue en première instance, deux hommes ont fait appel devant la Cour pénale neuchâteloise. Leurs peines ont été réduites, mais l’expulsion du territoire suisse maintenue
La Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a revu à la baisse la condamnation de deux hommes reconnus coupables de trafic de stupéfiants. Elle a réduit leurs peines à respectivement cinq ans et trois ans et demi de prison. Elle a en revanche maintenu l’expulsion du territoire suisse prononcée en première instance.
En juillet de l’année dernière, le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers les avait reconnus coupables d’un trafic portant sur près de 2,5 kg de cocaïne. Les deux hommes avaient alors écopé de sept ans et demi et cinq ans et huit mois de prison ferme.
Doutes sur la quantité de cocaïne
En appel, l’avocate du premier a plaidé pour une réduction de la quantité de cocaïne retenue par le tribunal régional et une diminution de la peine à quatre ans au maximum. La femme de loi s’est appuyée sur les quantités de drogue échangées. « Je ne comprends pas comment il est possible de vendre plus que ce qu’on a acheté », a-t-elle plaidé.
L’avocat du second appelant a demandé que son client soit condamné pour ce qu’il avait effectivement fait et que son expulsion soit abandonnée. Selon lui, l’acte d’accusation n’était pas assez précis pour faire de son mandant le co-auteur ou le complice du commerce de cocaïne. Il a suggéré une peine de trois ans dont 18 mois ferme.
Expulsion confirmée
Finalement, la Cour pénale a revu à la baisse la quantité de drogue retenue. Les volumes dépassent néanmoins la limite du cas grave mentionné dans la loi sur les stupéfiants. Le Tribunal a souligné la bonne collaboration du premier appelant tout au long de la procédure, son comportement exemplaire en détention et son repentir. Quant au second, la justice a estimé que sa culpabilité devait être considérée comme lourde, même si moins importante que son comparse. Son engagement dans le trafic l’a fait apparaitre comme un associé dans cette affaire. Quant à son expulsion, la Cour pénale n’a pu que la confirmer, soulignant au passage le côté très restrictif de la loi. /cwi









