Des kits d’injection bientôt en libre service à La Chaux-de-Fonds

L’installation d’un automate échangeur de kits d’injection est mis à l’enquête publique. Un ...
Des kits d’injection bientôt en libre service à La Chaux-de-Fonds

L’installation d’un automate échangeur de kits d’injection est mis à l’enquête publique. Un type d’appareil qui existe déjà à Neuchâtel et Fleurier et qui doit contribuer à la sécurité des consommateurs et de la population

(Photo: ldd) (Photo: ldd)

Addiction Neuchâtel va renforcer sensiblement sa présence et son encadrement en ville de La Chaux-de-Fonds. L'organisation envisage d’installer un automate échangeur de kits d’injection sur la voie publique au bout de la rue de l’Arsenal, à proximité de son accueil de jour du Seuil de la rue Jaquet-Droz. La mise à l’enquête publique de l’installation court jusqu’à début mars.

Si elle peut surprendre, une telle installation n’est pas nouvelle pour le canton. Il en existe actuellement deux, l’une à Fleurier et l’autre à Neuchâtel. De plus, un automate a existé durant 15 ans dans le quartier de l’Hôtel-de-Ville à La Chaux-de-Fonds.


Rendre la consommation plus sûre

Selon Addiction Neuchâtel, le but premier de cet automate est de mettre à disposition des consommateurs de psychotropes par voie veineuse du matériel sûr 24h/24, notamment lorsque les pharmacies ou les lieux d’accueil comme le Seuil sont fermés. 

Responsable de l'antenne chaux-de-fonnière, Eric Laesser estime à 300 le nombre de personnes suivies pour consommation de drogue à La Chaux-de-Fonds par Addiction Neuchâtel, dont un tiers de consommateurs quoditiens.

L’ancien automate du quartier de l’Hôtel-de-Ville délivrait environ 1'500 kits par année, soit environ 4 par jour en moyenne. Ce projet s’inscrit dans une politique de réduction des risques, initiée dans les années 90 par la Conseillère fédérales Ruth Dreifuss :

Eric Laesser : « La réduction des risques est notre mandat premier »

La démarche est parfois mal comprise par une partie de la population qui s’étonne d’une incitation à la consommation. En réalité ce n’est pas le cas, comme l’explique Eric Laesser:

Eric Laesser : « Il n'y a pas d'incitation à la consommation, mais une volonté que la consommation se passe bien»

Eric Laesser rassure aussi quant aux nuisances que pourraient créer de telles installations. « En 15 ans à l’Hôtel-de-Ville, nous n’avons jamais eu de plaintes de riverains et cet automate n'a jamais causé de problème de santé publique. Et nous étions à 150 mètres d’une école primaire », explique-t-il. Le Seuil gérera l’entretien de l’appareil et sa surveillance. /lre


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