Neuchâtel veut aussi empêcher les thérapies « de conversion »

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Neuchâtel veut aussi empêcher les thérapies « de conversion »

Le Grand Conseil a accepté mercredi une motion en ce sens des groupes VertPOP et socialiste. Les thérapies « de conversion » visent à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre par un tiers. En Suisse, environ 14'000 personnes seraient concernées par ces « thérapies »

Le Gouvernement neuchâtelois imite d'autres cantons suisses en se prononçant contre les thérapie « de conversion ». (Photo : KEYSTONE / Michaël Buholzer). Le Gouvernement neuchâtelois imite d'autres cantons suisses en se prononçant contre les thérapie « de conversion ». (Photo : KEYSTONE / Michaël Buholzer).

Après plusieurs cantons romands, Neuchâtel veut aussi empêcher à son tour les thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'un tiers. Le Grand Conseil a accepté mercredi à une très large majorité une motion des groupes VertPOP et socialiste.

« Le Conseil d'Etat partage l'effroi que ces pratiques dangereuses puissent encore exister », a déclaré la conseillère d'Etat Florence Nater, en charge de la cohésion sociale. Le gouvernement a toutefois proposé un amendement pour ne pas l'obliger à légiférer fermement sur ce sujet.

Les groupes VertPOP et socialiste se sont opposés à cet amendement qui « enlèvent à la motion sa portée ». Au final, celui-ci a été accepté par 44 oui, 41 non et 9 abstentions.

Le Conseil d'Etat a rappelé que, selon le Conseil fédéral, la législation actuelle permet déjà de protéger la population contre de telles pratiques. Ces dernières sont déjà « une violation des devoirs professionnels qui devrait être sanctionnée par les autorités cantonales de surveillance dès qu'elle est connue ».

Etat des lieux

« Aucun canton n'a encore formellement légiféré » sur le sujet, a expliqué Florence Nater. « On veut privilégier l'approche métier et aller à la rencontre des juristes, médecins, services sociaux et des milieux religieux pour faire un diagnostic, de la prévention et évaluer les besoins de protection. Et cela sans exclure une adaptation législative dans le futur », a-t-elle ajouté.

En Suisse, environ 14'000 personnes seraient concernées par ces « thérapies ». Un médecin homéopathe pratiquant dans les cantons de Genève et de Vaud proposait en 2018 de « guérir de l'homosexualité ». En 2020, un psychiatre dispensait ces « thérapies » à Schwytz. Elles seraient aussi pratiquées dans des milieux religieux. /ATS-rgi


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