L’accueil extrafamilial progresse à Neuchâtel

La commune fusionnée de Neuchâtel dresse un état des lieux positif de sa politique d’accueil ...
L’accueil extrafamilial progresse à Neuchâtel

La commune fusionnée de Neuchâtel dresse un état des lieux positif de sa politique d’accueil extrafamilial. Elle attend néanmoins du Canton que la charge financière ou les retours fiscaux soient soit mieux repartis

La politique d'accueil extrafamilial est jugée bonne par la Ville de Neuchâtel, malgré quelques points encore à améliorer. (photo d’illustration © Matiinu Ramadhan) La politique d'accueil extrafamilial est jugée bonne par la Ville de Neuchâtel, malgré quelques points encore à améliorer. (photo d’illustration © Matiinu Ramadhan)

La conciliation entre vies familiale et professionnelle sous la loupe de la commune fusionnée de Neuchâtel. Le Conseil communal a présenté lundi soir un état des lieux de sa politique d’accueil extrafamilial. Si celle-ci a progressé ces dernières années avec la création depuis 2015 de 114 places en structures préscolaires (pour un total de 702 en 2021) et de 348 places en parascolaires (pour un total de 900), quelques point restent à améliorer. C’est le cas notamment de l’accueil des enfants de 0 à 2 ans où l’attente pour obtenir une place peut se révéler longue (près de 50% des demandes prennent 8 mois ou plus).

Autre point à améliorer selon la Ville de Neuchâtel, celui des coûts engendrés et des « retours sur investissement ». A noter que le système cantonal neuchâtelois repose sur quatre piliers pour financer la politique d’accueil extrafamilial : le Canton et les entreprises payent une partie, les parents sont ensuite facturés en fonction de leurs revenus, et enfin les communes financent la différence. Si ce système harmonisé, unique en Suisse, fait la fierté des autorités, la Ville y voit cependant quelques déséquilibres. Alors que la Canton débourse environ 12 millions de francs par année pour l’ensemble du territoire cantonal, la Ville de Neuchâtel en débourse à elle seule environ 13 millions. Ceci alors que les retours fiscaux des familles plaçant leurs enfants sur le territoire communal rapportent 17,5 millions au Canton et 2,4 millions à la Ville (chiffres de 2018). Un point qui risque fort d’être au centre des discussions lors de la révision de la Loi cantonale sur l’accueil des enfants qui devrait se faire ces prochaines années.

Etat des lieux de la politique d'accueil extrafamilial avec la conseillère communale, Nicole Baur

/rgi


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