La pandémie et ses multiples effets sur la santé mentale

Les restrictions sanitaires ont particulièrement affecté le moral des jeunes. Les organismes ...
La pandémie et ses multiples effets sur la santé mentale

Les restrictions sanitaires ont particulièrement affecté le moral des jeunes. Les organismes de prévention s’inquiètent de la situation, mais ils se réjouissent que la parole se libère autour de la problématique

Les jeunes sont plus nombreux à souffrir de problèmes de santé mentale depuis le début de la pandémie. (Photo: illustration). Les jeunes sont plus nombreux à souffrir de problèmes de santé mentale depuis le début de la pandémie. (Photo: illustration).

La pandémie ne reste pas sans conséquences sur la santé mentale. Depuis plusieurs mois, les enquêtes et sondages se multiplient. Ils montrent que le moral des jeunes est particulièrement touché. Unicef Suisse a récemment dévoilé une étude qui indique que 37% des adolescents présentent les signes d’un trouble anxieux ou d’une dépression. Cette semaine, Tox Info Suisse a fait état d’une hausse inquiétante de plus de 40% des intoxications intentionnelles chez les moins de 16 ans. « C’est clair que pour les jeunes, il faut reconnaître que la fréquentation de leurs pairs est vraiment importante et fondatrice pour l’adolescence. Du coup, ils ont été plus affectés que les adultes par les mesures de limitation sociale que l’on a vécues ces dernières années », indique Raphaël Thélin, le directeur de Stop suicide.


Un travail de prévention renforcé

Si l’organisme de prévention ne possède pas de données concernant le nombre de suicides ou de tentatives en lien avec la situation actuelle, son responsable perçoit également une détérioration de la santé mentale des jeunes. « Dans les hôpitaux, certaines services hospitaliers ont constaté une grosse augmentation des demandes et des hospitalisations, y compris parfois pour des situations plus graves que la normalité précédente », souligne Raphaël Thélin. Face à cette réalité, l’association Stop suicide a renforcé sa communication autour des moyens d’aide. Les différentes actions de prévention sont également poursuivies activement dans tout le pays.

Raphaël Thélin explique pourquoi les jeunes sont davantage touchés

Une parole qui se libère

Le coronavirus a toutefois aussi des effets bénéfiques. Le thème de la santé mentale a, en effet, été mis sur le devant de la scène depuis le début de la pandémie. Une réalité qui a permis de libérer la parole et qui est saluée par les organismes de prévention. Le week-end dernier, le chanteur belge Stromae a, par exemple, dévoilé son nouveau titre, L’Enfer, qui traite de ses problèmes de santé mentale. Il l’a interprété lors d’une interview très remarquée dans le journal de 20h de TF1. Une telle médiatisation ne peut être que positif, selon Raphaël Thélin. « C’est hyper important de faire savoir que les idées suicidaires sont courantes et communes, que ce n’est pas grave d’en avoir et que ce n’est pas une faiblesse personnelle », souligne le directeur de Stop suicide.

Raphaël Thélin rappelle que les personnes en difficulté peuvent joindre le 147 ou passer par le site ciao.ch. Le responsable conseille également aux proches de ne pas hésiter à poser des questions lorsqu’ils remarquent que quelqu’un de leur entourage ne va pas bien. /alr


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