Une travailleuse du sexe qui faisait chanter ses clients avait échappé à l’expulsion en première instance. Son appel lui vaut de devoir quitter le territoire suisse durant 5 ans
Elle avait échappé à l’expulsion du territoire suisse en première instance. Son appel devant la cour pénale la condamne à quitter le pays au terme de sa peine de 20 mois d’emprisonnement qui s’achèvera prochainement
La justice a rendu mardi son verdict par écrit dans l’affaire de la travailleuse du sexe qui faisait chanter ses clients après avoir entretenu des relations sadomasochistes tarifées.
Ce ne sont pas ses pratiques sexuelles, le chantage, l’extorsion, les menaces ou l’exercice illégal de la prostitution qui valent à cette trentenaire une expulsion. Ces éléments, jugés en première instance, n’étaient pas combattus. La femme avait par contre fait appel de sa condamnation concernant l’obtention illicite de prestations de l’aide sociale.
Son avocat avait réclamé du sursis. Le Ministère public avait rejeté cette demande et requis l’expulsion de la prévenue, estimant que cette dernière était consciente de gruger les services sociaux.
La Cour est allée dans le sens du procureur. Dans un communiqué publié mardi, le tribunal précise que l’expulsion devenait obligatoire dès lors que la prévenue était reconnue coupable d’obtention illicite de prestations de l’aide sociale. Une sentence à laquelle elle aurait échappé si elle n’avait pas fait appel de sa condamnation sur ce point précis.
En exécution de peine anticipée, la trentenaire n’a plus que quelques semaines à purger. Elle sera ensuite renvoyée dans son pays d’origine et ne pourra plus remettre les pieds sur territoire helvétique avant 5 ans. /comm-cwi









