Grosse affaire de drogue devant le Tribunal criminel

Un homme a été reconnu coupable d’infraction à la loi sur les stupéfiants et de blanchiment ...
Grosse affaire de drogue devant le Tribunal criminel

Un homme a été reconnu coupable d’infraction à la loi sur les stupéfiants et de blanchiment d’argent mardi par le Tribunal criminel à La Chaux-de-Fonds. Sa peine a été suspendue contre une mesure institutionnelle

 (Photo: LDD).  (Photo: LDD).

Il a écoulé pour plus de 800'000 francs de drogues durant trois ans… Un homme a comparu mardi devant le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds. Il a été reconnu coupable d’infraction grave à la Loi sur les stupéfiants (LStup) et de blanchiment d’argent. Les juges l’ont condamné à une peine de prison de cinq ans et demi et à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 francs. La Cour a toutefois suspendu la peine au profit d’une mesure institutionnelle. L'accusé devra s’acquitter des frais de la cause et des honoraires de son avocat.

Durant trois ans l’homme a revendu pour plus de 800'000 francs de cocaïne, de cristal et diverses autres drogues. Il a aussi versé, selon les estimations de la Cour, environ 20'000 francs de ses bénéfices sur les comptes de son entreprise en justifiant ces manœuvres avec de fausses factures.


« J’ai énormément de regrets »

Devant les juges, l’homme a admis tous les faits qui lui étaient reprochés tout en avouant avoir été surpris par l’ampleur des chiffres générés par son trafic. Il a aussi fait part de ses regrets d’être tombé très jeune dans la toxicomanie. Interrogé également sur les raisons du blanchiment qu’il évalue plutôt entre 5'000 et 10'000 francs, le prévenu a indiqué que ses démarches ont été menées pour sauver son entreprise de la faillite.


Une culpabilité importante

Les juges ont suivi l’avis du Ministère public. Les infractions à la loi sur les stupéfiants sont graves et les quantités achetées et revendues sont importantes. L'homme avait déjà été condamné pour des faits similaires, comme l’a révélé le procureur. Le risque de récidive a donc été considéré comme important. Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la défense n’a pas nié la culpabilité du prévenu, mais, selon lui, il a agi pour faire face à une situation précaire, jamais pour devenir riche.

Enfin, la question du suivi du prévenu a été évoquée : celui-ci est désormais encadré par une structure spécialisée de la région. L’homme s’est dit conscient du travail de longue haleine qui l’attend, tout en précisant qu’il travaille à la rédaction d’un livre sur la dépendance. Sur la base d’avis psychiatriques analysant une grave dépendance, la Cour a donc décidé de suspendre la peine pour une mesure d’encadrement. L’auteur des faits continuera à être suivi en institution plutôt que de purger sa peine. /lre


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